Samedi 27 Août 2011 à 14:53
Alternance et formation professionnelle

Pascale Gérard, dans une salle comble, rappelle que la sécurité sociale professionnelle est un droit permanent attaché à la personne. Il s’agit d’un système reposant sur la solidarité nationale et permettant à toute personne de se réapproprier les outils mis à sa disposition. L’enjeu n’est pas mince, vu la situation du pays. Depuis que M. Sarkozy est au pouvoir, le nombre de Français inscrits au Pôle emploi a augmenté de + 896.500. Au delà de l’échec, ces chiffres soulignent la gravité des fautes économiques et politiques commises ces dernières années. L’emploi n’a jamais été une priorité pour ce gouvernement. La construction de la sécurité sociale professionnelle mobilisera le PS autour de 8 chantiers ambitieux notamment, le Chantier d'une « nouvelle chance » pour les jeunes sortis de l’école sans qualification, le création d’un compte individuel formation à deux étages et le renforcement de l’accompagnement renforcé offert aux précaires.
Pour Carine Seiler la formation professionnelle est un outil indispensable contre l’exclusion et l’égalité sociale et mais aussi pour la performance économique. La question du mode de gouvernance du système est également posée. Un premier ensemble de questions porte sur une alternative consistant soit à remettre à plat l’ensemble des dispositifs de financement et d’accompagnement pour une intégration forte de l’action de « sécurité sociale professionnelle » (fondre les dispositifs existants d’indemnisation du chômage), ou bien maintenir les dispositifs existants, les mobiliser différemment en valorisant leurs complémentarités.
Pour Jean-Patrick Gille la formation professionnelle doit répondre au chômage mais aussi aux transitions de parcours des uns et des autres notamment des jeunes. Anousheh Karvar rappelle que toute politique est d’abord conditionnée à la politique de l’emploi et qu’il y a une différence entre une politique de réparation et une politique de maintien dans l'emploi. L'aggravation du chômage de longue durée ne fait que renforcer l'impératif d'une vraie sécurité sociale professionnelle.
