Santé, solidarité et personnes âgées Samedi 27 Août 2011 à 20:45
Atelier 33 - Sport et Santé

Brigitte Bourguignon, secrétaire nationale au Sport, ne peut que constater la déliquescence et le désengagement de l'Etat en matière de politique sportive. Les collectivités locales pallient ces manques. Pour Régis Juanico, qui fut rapporteur du budget sport à l'Assemblée nationale, le temps consacré aux activités physiques et sportives diminue de façon alarmante : au 18ème siècle, 8 heures quotidiennes y étaient consacrées, contre 1 heure aujourd'hui. Or, les dépenses énergétiques insuffisantes engendrent une augmentation de l'obésité et des maladies chroniques comme le diabète ou les troubles vasculaires. Il y eut bien par le passé des programmes pour tenter de concilier ces deux notions de sport et de santé, comme le programme Nutrition/Santé en 2001, louable mais insuffisant, puis celle d'un grand ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Santé en 2007, qui s'avéra un échec du gouvernement. Les priorités socialistes en la matière seraient de structurer les filières Sport et Santé en matière de formation au niveau régional ; de développer des plans de développement actif (mobilité, itinéraires domicile/travail, voies pédestres, etc.); de favoriser l'éveil sportif dès le plus jeune âge afin d'instaurer une véritable culture de l'éducation physique tout au long de la vie ; de favoriser le sport/loisirs, c'est-à-dire le côté non compétitif (dans les entreprises par exemple).
A l'heure où l'accès à la pratique sportive doit être un droit citoyen, il existe des expériences associant politique sportive et santé dont le Parti socialiste doit s'inspirer. Des études ont démontré avec exactitude qu'une activité physique régulière prévient l'apparition des pathologies cancéreuses et diminuent ainsi les rechutes et la mortalité. Le docteur Thierry Bouillet, cancérologue à l'hôpital Avicenne est co-fondateur avec le judoka Jean-Marc Descotes de l'association CAMI (Cancer Arts martiaux et Informations). Le sport intervient en prévention primaire et dans le cadre de la maladie. Ils le démontrent par leurs expériences et leur suivi des patients, l'activité physique les réintègre dans un processus de resocialisation.
De même, Jean-Louis Garcia, président de la fédération des APAJH, pour qui le droit à l'accès au soin doit être un droit humain. En effet les personnes en situation de handicap se conçoivent comme dégradées. Il convient de les réintégrer dans une démarche sportive, qui change le regard de la société (et de la famille) et restaure positivement l'image personnelle.
Nous le voyons, de l'attention que nous porterons à ces personnes dépendra celle que nous porterons à chaque citoyen. Tout homme est homme.
