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Parti socialiste

Emploi et travail Jeudi 16 Avril 2009 à 13:16

Indemnisation du chômage partiel

L’accord intervenu hier soir au sein du bureau de l’UNEDIC permettra de porter l’indemnisation du chômage partiel de 60% à 75% du salaire brut, soit 90% du salaire net pour les bas salaires dans les entreprises qui y recourent. Va également être instauré un mécanisme d’indemnisation partielle de longue durée. Cette mesure rejoint la proposition avancée par le Parti socialiste dès le 20 janvier dans le contre-plan de relance. C’est une bonne nouvelle pour les salariés et pour l’emploi. Les licenciements doivent à tout prix être évités pour des raisons sociales autant qu’économiques. Après la crise, le redémarrage sera d’autant plus rapide que les entreprises auront gardé leurs salariés. Avec cet accord, le paritarisme montre une nouvelle fois sa pertinence, y compris en période de crise. Mais le Parti socialiste reste vigilant, notamment sur les contreparties demandées aux entreprises. Il prend note de l’abstention de la CGT qui a souligné le « contrôle insuffisant des aides » et demande que la plus grande attention soit portée aux contreparties exigées de la part des entreprises. Il exige des pouvoirs publics qu’ils fassent effectivement respecter l’obligation faite aux entreprises de ne pas licencier pendant le double de la durée de la convention d’activité partielle. Le Parti socialiste regrette que les contreparties en termes de formation des salariés ne soient pas plus fortes, ce qui permettrait d’utiliser le chômage partiel pour préparer la mutation de notre économie vers le nouveau modèle de l’après crise. Il regrette que cet accord ait abouti à une enveloppe limitée à 150 millions d’euros, à cause notamment de l’opposition d’une partie du patronat. En conséquence, le Parti socialiste demande à l’Etat de prendre ses responsabilités. Dans le cadre d’un véritable plan de relance, dont la France ne s’est toujours pas dotée, l’Etat devrait s’engager à porter cette enveloppe à 300 millions d’euros. Le bon fonctionnement du paritarisme ne doit pas être l’occasion pour l’Etat de se défausser et de faire l’économie d’une véritable stratégie de lutte contre la crise et de préparation de l’après crise. Communiqué d’Alain Vidalies, Secrétaire national en charge du travail et de l’emploi