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Élections 2012 - Présidentielle et législatives

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Education, recherche, culture Samedi 7 Avril 2012 à 17:10

Formation professionnelle : Quel contraste !

La formation professionnelle est un sujet important qui mérite mieux que les caricatures du président sortant et la pantalonnade intervenue cette semaine.

Mardi 3 avril, Gérard Larcher, ancien président du Sénat, missionné par Nicolas Sarkozy lors du sommet social du 18 janvier, pour « proposer une révolution de la formation professionnelle » en moins de trois mois (?!), remet son rapport à l’Elysée.

Jeudi 5 avril matin, Gérard Larcher doit annuler la conférence de presse prévue avec les journalistes sociaux.

Jeudi 5 avril après-midi, Nicolas Sarkozy réitère ses propositions sur la formation des chômeurs, en présentant à la presse sa lettre aux Français et le chiffrage de son programme. Les chômeurs se verront offrir une formation et seront obligés d’accepter un emploi correspondant. La mesure permettrait, selon lui, de satisfaire 150 000 offres d’emploi et d’économiser 1,8 Md d'euros. Si les syndicats et les organisations d’employeurs ne la mettaient pas en place... et s’il était réélu... le président sortant la proposerait aux Français par référendum.

Vendredi 6 avril, le rapport Larcher, homme de droite mais sincèrement attaché comme nous, au rôle des partenaires sociaux et des collectivités locales, est rendu public.

La lecture du rapport donne la clé. Les objectifs du rapport rejoignent les nôtres et les préoccupations exprimées par les partenaires sociaux unanimes dans un récent rapport du Conseil Économique, Social et Environnemental :

- Donner une seconde chance de réussite professionnelle aux jeunes sortis de l’école sans qualification;

- Offrir une formation à la moitié des demandeurs d’emploi de plus de 6 mois, sans modifier les règles de l’offre raisonnable d’emploi, mais en rechargeant les droits à indemnisation faute d’emploi disponible.

- Assurer une meilleure gouvernance nationale et régionale de la formation professionnelle.

- Améliorer la qualité de l’offre et l’implication des entreprises.

Les propositions méritent un examen attentif. L’une d’entre elles, ne saurait déjà avoir notre accord, la suppression souhaitée par le patronat du minimum de 0,9 % de la masse salariale en dépenses de formation. Celle-ci tarirait les ressources des organismes paritaires (OPCA), en charge de conseiller les PME et de mutualiser une partie des moyens en matière de formation.