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Parti socialiste

Comptes-rendus de l'université d'été 2012

Comptes-rendus de l'université d'été 2012

Vie du PS Vendredi 24 Août 2012 à 18:52

Le militantisme après les primaires socialistes

Animé par E. Brehier, député de Seine et Marne et SN à la rénovation, l’atelier a tracé les perspectives du nouveau rôle militant.

Rémi LEFEBVRE, Professeur de sciences politiques à l’Université Lille II défend une approche critique et provocatrice et rappelle le peu de critiques sur les Primaires, alors que tous les dirigeants étaient contre. Dans le post-parti, les militants ne sont plus souverains car ils ne désignent plus le candidat à la présidence de la République. Les Primaires consacrent la présidentialisation de la vie politique.

Néanmoins elles ont remobilisé les militants, tranché la question du leadership et porté un grand débat. Mais les catégories populaires n’y ont pas participé. Il n’est pas sûr que le PS veuille être un parti militant, notamment car il est un parti d’élus.

Aujourd’hui, à quoi servent les militants ? Le financement du parti provient de fonds publics, la vie politique est dominée par les médias et ce n’est pas la mobilisation militante qui fait les élections. Il y a peu de renouvellement : les nouveaux élus ne le sont plus au terme d’un parcours militant.

Trois fonctions du PS méritent débat: la fonction idéologique concurrencée par les thinks thank, la sélection des candidats alors que les Primaires ne seraient pas étendues localement et la représentation de la société alors que la sociologie du PS est réduite (peu de femmes, beaucoup de retraités et d’agents des collectivités). Trois perspectives existent : repositionner le débat d’idées, repolitiser les milieux populaires, déterritorialiser le militantisme.

Députée de la Somme, SN aux adhésions, Pascale BOISTARD a rappelé que les Primaires étaient un choix stratégique et qu’elles ne seront pas forcément nécessaires dans 5 ans. Le porte-à-porte avait été abandonné, nous étions devenus un parti d’élite. Il y a de l’attente et du désespoir dans les quartiers auquel il faut consacrer de l’attention et de l’écoute.

Député de Marseille, Maire du 3è arrdt, Patrick MENUCCI rappelle l’échec du parti de masse. Différentes étapes ont amené les Primaires qui témoignent d’un parti vivant. Nous avons choisi d’occuper le terrain médiatique et politique. Dans certaines villes, il y aura besoin de Primaires en 2014.