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Le changement

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Europe et international Lundi 8 Octobre 2012 à 12:07

Laurent Fabius sur le Nord-Mali: «par rapport au terrorisme, on ne peut pas transiger»

Le ministre des Affaires étrangères était l'invité dimanche de Tous Politiques : l'occasion pour Laurent Fabius de revenir en particulier sur l'action de la France au Mali et en Syrie.

Syrie: éviter la contagion et soutenir l'opposition pour lutter contre l'extrémisme

En premier lieu, s'agissant de la Syrie, Laurent Fabius est revenu sur le risque de contagion:

C'est devenu un conflit qui n'est pas simplement local, interne, mais qui est régional et même international. [...] C'est un conflit qui par son ampleur risque de mettre le feu à l'ensemble de la région.

Et de préciser que ce risque concernait la Turquie, mais aussi le Liban qui jusqu'à présent refuse "l'exportation du conflit", et la Jordanie en raison du nombre de réfugiés qui augmente sans cesse alors qu'un hiver difficile approche. Le ministre a donc mis en garde contre le risque d'escalade avant d'expliquer l'action de la France:

D'abord nous essayons de travailler à l'unification de l'opposition, parce que l'un des arguments qu'utilise Bachar El Assad auprès de ses quelques partisans et partenaires, c'est de dire "oui, sans doute, dictature et caetera, mais si je ne suis plus là, ce sera le chaos". Or c'est déjà le chaos et un chaos mortifère aujourd'hui.

Le ministre a ainsi annoncé des réunions à Doha et au Maroc pour rassembler l'opposition. La France intervient également dans les zones libérées pour rétablir l'électricité et l'industrie agroalimentaire avant l'hiver, et diplomatiquement. Laurent Fabius a toutefois déploré le blocage de la Russie et de la Chine tout en restant optimiste quant à sa durée:

Quand vous avez déjà 30 000 morts, 300 000 blessés, plus d'un million de personnes déplacées, c'est un conflit épouvantable. Donc, il y a un moment où il faut que ça s'arrête et le plus tôt sera le mieux. Bachar El Assad doit partir et il faut que la Syrie retrouve son droit.

Mais d'exprimer une difficulté: dans le prochain gouvernement, il faut qu'il y ait une reconnaissance de l'ensemble des communautés, même la communauté allaouite qui pourtant soutient Bachar El Assad. Et d'insister sur l'importance du soutien à l'opposition pour contrer les éléments djihadistes en son sein avant de conclure:

Toute la difficulté, c'est à la fois qu'il faut absolument que Bachar El Assad "dégage" [...] mais en même temps que les institutions puissent continuer d'une certaine manière, car sinon on va avoir un vide qui sera rempli par le terrorisme.

Nord-Mali: une résolution internationale pour appuyer l'armée régulière

Concernant le Nord-Mali, Laurent Fabius est revenu sur la situation: plusieurs milliers de personnes qui sont des terroristes, disposent d'armes provenant de Lybie, d'argent qui vient du trafic d'otages, de drogue et d'armes, "veulent violer, lapider, amputer, tuer". Leurs ennemis sont les différents pays d'Afrique à commencer par le Mali, l'Europe et la France. Et d'affirmer clairement:

Par rapport au terrorisme, on ne peut pas transiger.

Puis de poursuivre:

La puissance militaire et civile étant assez faible au Mali et les pays voisins peu "costauds", il est temps qu'il y ait une prise de conscience internationale.

Le ministre explique la position de la France: l'appui à l'armée régulière du Mali se fera sur la base d'une résolution internationale du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Il s'agira alors de reconstituer l'armée malienne et ensuite d'aller vers le nord avec les forces voisines de la CEDEAO pour déloger les terroristes d'AQMI. Toutefois Laurent Fabius exclue que la France se trouve en première ligne.

Fermeté contre le terrorisme, rééquilibrage du TSCG et investissements étrangers

Enfin le ministre des Affaires étrangères est revenu sur plusieurs thèmes d'actualité: le terrorisme en France, sa position sur le traité budgétaire et les investissements qataris. S'agissant du démantèlement d'une cellule terroriste le week-end dernier, Laurent Fabius a appelé à "la plus grande fermeté" tout en évitant les amalgames. Laurent Fabius a aussi expliqué son changement de position sur le traité budgétaire: "il y a eu un rééquilibrage". Et de citer en exemples la taxe sur les transactions financières et la possibilité d'une intervention plus forte par la BCE. Enfin, concernant les investissements qataris, Laurent Fabius a souhaité rassurer: les investissements sont les bienvenus et ils n'ont pas de pesée sur notre politique étrangère.

>> En savoir plus sur l'action du gouvernement