Développement durable et ruralité Mercredi 31 Octobre 2012 à 11:37
Bruno Le Roux: « Il y a une fracture énergétique dans notre pays»
Bruno Le Roux était l'invité d'iTélé ce mercredi. Le président du groupe socialiste à l'Assemblée est revenu sur le rejet par le Sénat la veille du projet de loi concernant la tarification de l'énergie, les 35 heures, la TVA appliquée à la restauration et l'appel de Jean-François Copé à manifester.
Tarification de l'énergie: le débat continue
Le député a rappelé qu'il s'agissait d'une alliance de circonstance entre le groupe communiste "qui vote bien trop souvent contre la gauche" et la droite. Et de souligner que l'examen du projet continuera lors de son retour à l'Assemblée Nationale. Bruno Le Roux s'est toutefois opposé à l'idée d'un passage en force et a annoncé une réunion entre sénateurs et députés sous son égide et celle de François Rebsamen.
Ce texte sera adopté et il est d'ailleurs nécessaire. Il y a aujourd'hui une fracture énergétique dans notre pays: il y a des gens qui sont en situation de précarité et on ne peut pas ne pas leur apporter une solution.
Bruno Le Roux a expliqué pourquoi le texte ne pourra être appliqué au 1er janvier:
Il s'agit d'un dispositif complexe. [...] Il va falloir collecter des informations durant l'année 2013 pour espérer mettre en place ce dispositif à la fin de l'année 2013 ou tout début 2014.
La transition écologique bientôt intégrée dans tous les textes
Interrogé sur les divergences entre le groupe écologiste et les socialistes sur la transition écologique et énergétique, le président du groupe a réagi :
Il y a un débat qui doit avoir lieu dans quelques semaines dans notre pays à l'initiative de Delphine Batho sur la transition énergétique et j'espère qu'ensuite chacun des textes que nous étudierons aura un volet "énergie", aura un volet "développement durable", aura un volet "transition écologique": c'est d'une importance capitale. [...] Nous travaillons bien ensemble.
Les 35 heures, un acquis social
Le député a également répondu à la question des 35 heures en réaffirmant la cohésion autour du gouvernement et la nécessité de prendre le temps de réformer dans la durée. Puis de noter:
Les observateurs sont à la recherche de la moindre petite phrase, de la moindre intonnation pour essayer de trouver la difficulté. [...] On ne peut pas se plaindre que nous défiscalisions les heures supplémentaires et que ça ferait moins de pouvoir d’achat, et vouloir revenir sur la durée légale du travail, il faut une cohérence. Nous avons une durée légale du travail à 35 heures, c’est un acquis, elle n’empêche pas les entreprises aujourd’hui de s’adapter.
TVA sur la restauration: des objectifs non-tenus
Interrogé sur une hausse de la TVA appliquée à la restauration, Bruno Le Roux a expliqué:
Nous avons donné trois milliards par an aux restaurateurs, avec des objectifs qui n’ont pas été tenus, ni en matière d’emplois ni en matière de prix, ni en matière de rémunérations. [...] Ce qui est important, c’est les objectifs en matière d’emplois, les objectifs en matière de rémunérations. Et là, dans ce secteur, ils n’ont pas été tenus, ils doivent donc ouvrir une discussion, je n’imagine pas qu’il y ait des décisions qui soient des décisions sans concertation.
La droite refuse le débat et oppose les Français
Enfin Bruno Le Roux a conclu sur l'attitude de la droite et son appel à manifester contre les propositions de loi des socialistes:
Nous cherchons à faire tout le contraire, c’est-à-dire à expliquer, à opposer, à tenir nos engagements, mais en même temps, à avoir un débat public, pas des manifestations. Ce que j’ai proposé sur le texte de mariage pour tous par exemple, c’est des auditions, qui soient publiques, retransmises pour tous les Français, qu’ils puissent comprendre ce débat, en saisir les enjeux, c’est-à-dire de ne pas appeler à la manifestation avant même d’avoir débattu, on est bien sur la stratégie du Sarkozysme qui visait à opposer, opposer et opposer toujours les Français
>> En savoir plus sur l'action du gouvernement
>> Voir le communiqué d'Harlem Désir sur l'appel de Jean-François Copé
[newsletter