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Parti socialiste

Mardi 6 Novembre 2012 à 16:54

Amiante : je tiens à exprimer mon incompréhension face à la convocation de Martine Aubry sous le régime de la mise en examen et non comme témoin, et à lui exprimer ma plus grande solidarité devant cette injustice qui lui est faite

Communiqué d'Harlem Désir, premier secrétaire du PS

Martine Aubry est convoquée le mardi 6 novembre par un juge d’instruction dans le cadre d’une enquête ouverte sur le drame de l’amiante en tant qu’ancienne Directrice des relations du travail au ministère du Travail entre 1984 et 1987.

Le choix de la juge de mettre en examen les fonctionnaires de l’administration pour ne pas avoir interdit l’amiante dans les années 80, est d’autant plus surprenant que toutes les enquêtes qui ont été diligentées pour comprendre le drame de l’amiante, font ressortir que les fonctionnaires ne sont pas personnellement en cause compte tenu des connaissances de l’époque. Rappelons que l’amiante ne sera interdite que 10 ans plus tard en France, et 20 ans plus tard en Europe, en 2005.

L’Andeva, l’association des victimes de l’amiante, partie civile dans cette enquête, a elle-même reconnu qu’il n’y a pas de responsabilité de Martine AUBRY, celle-ci n’ayant reçu aucune alerte qui aurait permis de penser que la réglementation alors en vigueur n’était pas suffisamment protectrice.

Quand l’on connait son exigence et sa morale, comme celles de son ministre de tutelle de l’époque Philippe Seguin qui a signé le décret de transposition de la directive de 1983, on ne peut avoir aucun doute sur le fait que Martine Aubry ait accompli son travail avec la droiture et le dévouement qui l'ont toujours caractérisée. Martine Aubry n’a eu de cesse tout au long de sa vie professionnelle et politique de se battre pour la protection des droits des travailleurs et de leur santé : préparation de la loi 1976 sur la prévention des risques professionnels comme chargée de mission au ministère du travail dans les années 1979, écriture des lois Auroux en 1981 instaurant notamment les CHSCT, protection contre les risques physiques, chimiques, cancérigènes comme Directrice des relations du travail entre 1984 et 1987 puis comme Ministre entre 1991 et 1993, création de l’Institut national de Veille Sanitaire, du FIVA et de la cessation anticipée d’activité pour les travailleurs de l’amiante comme Ministre entre 1997 et 2000.

C’est pourquoi cette convocation en vue d’une mise en examen et non comme témoin sont particulièrement choquantes et incompréhensibles.

Je tiens à exprimer, en mon nom et au nom du Parti socialiste, ma plus profonde solidarité envers Martine Aubry.