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Le changement

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Europe et international Mercredi 28 Novembre 2012 à 11:20

Laurent Fabius: «il faut qu'il y ait deux Etats»

A la veille du vote de la résolution sur la reconnaissance de la Palestine comme observateur non-membre de l'ONU, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius était l'invité de France Inter. Le ministre s'est également exprimé sur la situation syrienne et la nouvelle circulaire sur la régularisation des sans-papiers.

Reconnaissance de la Palestine à l'ONU: le vote français cohérent et historique

Laurent Fabius a expliqué en premier lieu la cohérence de la position de la France sur la reconnaissance de l'Etat palestinien:

Ça fait des années et des années que la France, quels que soient ses gouvernements, prend la même position

Et d'évoquer le discours de François Mitterrand à la Knesset en 1982, mais aussi le vote de Nicolas Sarkozy en 2011 en faveur de l'entrée de la Palestine à l'Unesco et enfin l'engagement de François Hollande lors de sa campagne à reconnaître l'Etat palestinien. Et de préciser:

Nous allons voter "oui" parce que nous sommes à la fois pour la reconnaissance d'Israël et la certitude de sa sécurité qui est absolument indispensable, et en même temps pour la reconnaissance de l'Etat palestinien. Mais il se peut que l'effet de tout cela soit une recrudescence des tensions. [...] Historiquement, il faut que Israël puisse vivre en paix et que les Palestiniens aient une terre et pour cela il faut qu'il y ait deux Etats.

Le ministre a néanmoins précisé que le vote français serait acquis mais que la France demandait l'ouverture de négociations immédiates et sans condition entre Israël et la Palestine.

Syrie: la construction de la coalition continue et les négociations avec la Russie continuent

Interrogé sur la position russe contre la reconnaissance de l'opposition syrienne, au lendemain de l'accueil à Paris par Jean-Marc Ayrault du Premier ministre Dimitri Medvediev, Laurent Fabius a réaffirmé le désaccord français. Le ministre a néanmoins expliqué l'importance de continuer de discuter avec la Russie et de rappeler:

Nous avons signé ensemble une convention à Genève et il faut essayer avec d'autres aussi de construire quelque chose sur la base de Genève.

Puis d'expliquer la position moscovite: la Russie reconnaît que Bachar el-Assad mais refuse un chaos comparable à la situation irakienne duquel émergeraient des djihadistes. Le ministre a donc rappelé que les partenaires essaient de construire avec les syriens une alternative à Bachar el-Assad et espèrent "que les russes finiront par comprendre ce point de vue".

Régularisation des sans-papiers: des règles enfin codifiées

Interrogé sur la circulaire du ministre de l'Intérieur Manuel Valls décrivant les conditions de régularisation des sans-papiers, soit après 5 ans de résidence en France et un enfant scolarisé en France depuis 3 ans, Laurent Fabius a répondu:

Le changement, c'est que les choses sont codifiées. Avant il y avait une règle qui était une absence de règle. [...] Dans un Etat de Droit, il est bon que les règles soient fixées mais ces règles ne peuvent pas être laxistes.

>> En savoir plus sur l'action du gouvernement