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Parti socialiste

Développement durable et ruralité Jeudi 20 Décembre 2012 à 12:22

Vote sur la Politique Commune des Pêches : le Parti Socialiste inquiet

Isabelle Thomas, Secrétaire nationale à la pêche et au littoral

Le Parti socialiste a pris connaissance de la très courte majorité avec laquelle le règlement de la Politique Commune des Pêches (PCP) a été adopté par la Commission de la pêche du Parlement Européen.

En premier lieu, le Parti socialiste se réjouit qu'une très large majorité de membres ait voté contre toute forme de privatisation des droits à pêcher contrairement à ce qu’avait proposé la Commission Européenne à travers les concessions de pêche. 

En second lieu, l'adoption du Rendement Maximum Durable (RMD) comme mesure scientifique pour déterminer les quotas constitue une avancée pour la futur PCP parce qu’il garantit le renouvellement de la ressource.

En revanche le Parti socialiste regrette les termes imprécis qui ont été choisis pour définir ce seuil. Les conséquences de cette imprécision vont en effet à l'encontre de l'aspect très scientifique de cet outil et laissent toute place au régime de l'arbitraire dans la fixation des quotas.

Par ailleurs, à l'heure où la bataille pour l'emploi est engagée, le Parti socialiste exprime sa plus grande inquiétude quant à certaines dispositions aux conséquences dramatiques pour l'activité économique de la pêche.

En effet, l'obligation de débarquer les captures indésirées (juvéniles, poissons hors quotas, etc.) va à l'encontre des intérêts des activités de pêche comme de l'environnement.  Le Parti socialiste déplore que la commission de la pêche n'ait pas pris en compte les difficultés de mise en place de cette mesure dans les pêcheries mixtes, nombreuses sur nos littoraux. Cette mesure, au calendrier d'application serré, changera radicalement et péniblement le quotidien des pêcheurs. De plus, la possibilité de transformer ces captures en farines animales et de les commercialiser remet en cause tous les efforts de sélectivités de la profession.

La commission de la pêche a décidé de déplacer le problème à terre et de ne faire aucune concession aux pêcheurs.

Le Parti socialiste demande aux institutions européennes, notamment aux députés et au Conseil qui agissent en codécision sur cette politique, de prendre en compte dans un juste équilibre les questions économiques, sociales et environnementales et de ne pas sacrifier l'emploi.