Europe et international Jeudi 27 Décembre 2012 à 11:33
Pouria Amirshahi : «en Algérie, François Hollande a voulu renouer le fil d'une commune destinée»

Le député des Français de l'étranger, Pouria Amirshahi, a tenu a répondre dans une tribune à l'article proposé dans le quotidien Libération sur la visite de François Hollande en Algérie à l'occasion du 50ème anniversaire de l'indépendance du pays.
Le député reproche au quotidien d'être passé à côté d'un «moment proprement historique» et de «travestir la verité». Pour lui, le quotidien n'a retenu qu'une infime partie de l'essence du déplacement du président de la République qui a «posé les conflits mémoriels», revu «les relations entre nos deux peuples» et formulé «une stratégie méditerranéenne et francophone».
Pouria Amirshahi a tenu tout particulièrement à insister sur la mémoire. Pour lui, ce voyage a commencé le 17 octobre 2012, quand, officiellement, «la présidence de la République reconnaissait enfin la responsabilité de la France dans les crimes de 1961». Mais au-delà, lors de cette visite le président de la République a reconnu «les massacres et la torture» mais également que la France avait «manqué à ses valeurs» de 1789. C'est une avancée historique qui a été occultée par le quotidien.
François Hollande a également rendu hommage au militant anticolonialiste, Maurice Audin, et à «la conscience de gauche longtemps meurtrie par ceux des siens qui avaient participé aux ignominies de l’Histoire». En effet, «les mémoires officielles - y compris algérienne - n’avaient trop souvent retenu que la complicité des uns pour occulter la solidarité des autres».
Aujourd'hui François Hollande a voulu reconnaître le passé pour construire avec l'Algérie les prémices d'une destinée commune, autour d'un partenariat d'égal à égal et c'était l'enjeu de cette visite pour le député :
Renouer le fil d’une commune destinée, voilà l’enjeu.
