François Hollande a donné samedi 10 mars un grand discours aux Outre-mers. Il y a annoncé ses propositions pour ces territoires et sa volonté de supprimer le mot «race» de la Constitution.
L’Outremer vit une crise sociale sans précédent avec des mouvements sociaux massifs et déterminés. Mais le gouvernement ne semble pas prendre la mesure de l’urgence sociale. La population ultra-marine est profondément révoltée par une précarité grandissante, aggravée par le retour inacceptable de comportements colonialistes.
Le Parti socialiste qui gère de nombreuses collectivités locales outremer a tenté, comme partout en France, de protéger les citoyens de ces territoires contre la casse sociale mise en œuvre méthodiquement par l’UMP. Présents dans les négociations, dans les mouvements sociaux et dans les instances de délibération, les socialistes ont pris leurs responsabilités.
A présent, forts de notre expérience, nous voulons construire un projet d’avenir pour redonner à l’Outremer les clés de sa croissance, d’une croissance juste et durable dans laquelle personne ne restera plus au bord du chemin.
Il faut en finir avec le mépris sarkozyste, et bâtir un dialogue d’égal à égal avec la métropole. Les socialistes ultra-marins veulent renouer avec la finalité profonde d’un modèle républicain bâti sur la citoyenneté, qui seule, peut garantir l’égalité et la diversité.