Politique de la ville : des annonces constamment contredites par la politique du gouvernement

14 novembre 2017

Pour le Parti socialiste, la séance de rattrapage organisée à Clichy-sous-Bois et à Tourcoing n’aura pas convaincu que le Président des riches a en même temps le souci des quartiers populaires et de leurs habitants.

D’un côté, plusieurs mesures présentées aujourd’hui poursuivent, en les adaptant, celles qui ont engagées au cours du quinquennat précédent dans le cadre des politiques publiques en faveur des quartiers (emploi, sécurité, services publics,…). La nomination, hier, du maire de Clichy-sous-Bois, Olivier Klein, à la tête de l’Anru est un signal encourageant.

Mais de l’autre côté, et c’est pour le Parti socialiste un motif d’inquiétude et d’action, les déclarations d’Emmanuel Macron en faveur « d’une mobilisation nationale pour les villes et les quartiers » sont constamment contredites par les mesures prises par le gouvernement Philippe depuis six mois : diminution massive des contrats-aidés, coupe cet été dans les crédits de la politique de la ville à hauteur de 47 millions (11 % du budget total), ponction de 1,5 milliards d’euros sur les organismes HLM, baisse des APL, etc.

C’est pourquoi le Parti socialiste invite le gouvernement, dans le cadre de l’examen du PLF 2018, à revenir sur ces mesures qui pénalisent les quartiers populaires. Il demande en outre l’organisation d’une concertation nationale, sur les bases de l’appel de Grigny signé le 16 octobre dernier, qui permettra de converger vers un plan national de solidarité, celui que continuent d’attendre habitants et élus locaux.