Le réseau des établissements français à l’étranger victimes des coupes budgétaires du gouvernement Macron-Philippe.

27 novembre 2017
Ce lundi 27 novembre, quelque 500 lycées et établissements d’enseignement français à l’étranger sont en grève à l’appel de plusieurs syndicats. Cette mobilisation ponctue un mois de novembre très contrasté, pour ne pas dire incohérent, pour le rayonnement culturel de la France.
Alors que le 19 novembre s’achevait la semaine des lycées français à l’étranger, dans le but de promouvoir ces établissements, que le Président nommait Leila Slimani comme représentante de la francophonie et que lui-même se veut être un acteur majeur de la scène européenne et internationale, les enseignants du réseau AEFE et les syndicats s’alarmaient des décisions prises dans le cadre du budget rectificatif 2017 et dans le budget 2018. Ce sont, en effet, 33M€ qui sont annulés entraînant la suppression de 180 postes (80 postes d’expatriés et 100 postes de résidents) et 500 pour les 3 ans à venir.
Amère déception donc, puisque le Président annonçait, fin août, devant les ambassadeurs que « la diplomatie de l’attractivité « doit « s’appuyer sur les Français de l’étranger ». Curieuse conception des choses alors que les enseignants expatriés ou résidents sont les meilleurs vecteurs de cette attractivité culturelle et universitaire de la France !
Le Parti socialiste considère que cette mesure est non seulement contradictoire aux messages et propos présidentiels, mais surtout elle met à mal notre rayonnement international en ôtant à la représentation scolaire et culturelle ses agents les plus efficaces en la matière.