Pour une stratégie de sortie du glyphosate

26 octobre 2017

Le Parti socialiste se félicite de l’abandon du renouvellement à 10 ans du glyphosate, une position que même la Commission européenne, qui la portait initialement, ne défend plus aujourd’hui.

Ce revirement des États membres a été obtenu grâce à une double mobilisation, celle des citoyens et des ONG à travers une pétition rassemblant plus de 1,3 millions de signatures et celle du Parlement européen, qui, emmené par les eurodéputés socialistes, a rejeté cette proposition qui ne protégeait ni les agriculteurs, ni les consommateurs ni notre écosystème.

Le glyphosate est un herbicide dangereux, reconnu comme « cancérigène probable » par  l’OMS et dont les agriculteurs sont les premières victimes. S’il est aujourd’hui difficile de supprimer son utilisation du jour au lendemain, il aurait été tout à fait irresponsable d’en renouveler l’autorisation.

L’heure est à présent à la clarification, c’est-à-dire à la définition d’une stratégie de sortie du glyphosate. Elle suppose que la Commission mette sur la table une proposition qui acte clairement l’interdiction définitive du glyphosate dans les 3 à 5 ans.

Elle exige aussi que le gouvernement français sorte de sa cacophonie pour ne parler que d’une seule voix pour défendre cette sortie totale du glyphosate. Cela implique des mesures d’accompagnement à la hauteur telles que l’accroissement des budgets de la recherche ou l’accompagnement des agriculteurs à changer de modèle de production.