VENEZUELA : le Parti socialiste appelle à une médiation impartiale

31 juillet 2017
Après quatre mois de troubles et plus de 120 tués, le vote du 30 juillet 2017 visant à élire une assemblée constituante approfondit, comme nous le redoutions, la crise politique, économique et sociale du Venezuela, et accentue les risques de dérives violentes.

Le Parti socialiste déplore cette situation socialement, politiquement et économiquement dangereuse pour tous les Vénézuéliens. Depuis l’élection présidentielle d’avril 2013, en passant par les élections législatives de décembre 2015, la crise n’a cessé d’empirer. Le vote d’hier et le référendum symbolique organisé par l’opposition le 10 juillet dernier partagent aujourd’hui le Venezuela en trois camps distincts, en incluant les abstentionnistes tout aussi nombreux.

Le Parti socialiste constate également que les dirigeants des pays voisins d’Amérique latine n’ont pu convenir d’un consensus régional de sortie. Les États-Unis d’Amérique ne peuvent prétendre non plus obtenir un règlement durable. Pourtant, il faut plus que jamais parvenir aux compromis indispensables, ce qui suppose, tant du pouvoir exécutif que de l’opposition (majorité parlementaire), la reconnaissance mutuelle de leurs positions respectives, et l’ouverture d’un espace de dialogue incluant les franges non radicales des deux parties.

Le Parti socialiste appelle à une médiation internationale neutre, et il attend de la France qu’elle propose cette démarche aux Nations Unies et à l’Union européenne, pour stabiliser le Venezuela et assurer à ses citoyens la paix dont ils ont besoin pour vivre au quotidien.