[VIDEOS] La lutte au quotidien contre le précariat et l’exclusion

En décembre dernier, Jean-Christophe Cambadélis fixait comme priorité pour l’année 2016 la lutte contre le précariat et l’exclusion. Le 31 janvier, les secrétaires de section lors de leur rassemblement annuel, réfléchissaient ensemble à ce sujet lors de tables rondes dédiées à la relance de l’économie, la priorité à l’emploi, et la lutte contre les précarités du quotidien et de l’avenir.

Auparavant, nous étions allés à la rencontre de ceux qui, jour après jour, de différentes manières, apportent leur aide à ceux qui en ont besoin.

Ces courtes vidéos ont été présentées lors du Rassemblement des secrétaires de section, le 31 janvier dernier. 

A Clermont-Ferrand, des solutions innovantes pour l’hébergement d’urgence

Créée le 25 mars 2010, l’Atelier Logement Solidaire est une association qui assure l’ingénierie et la gestion de projets visant à diversifier les modes d’hébergement social pour en augmenter les capacités.
L’Atelier Logement Solidaire pilote et gère le dispositif Alternativ’Hôtel visant à fournir une solution alternative aux nuitées hôtelières utilisées dans le cadre de l’hébergement d’urgence pour les familles en difficulté avec enfants mineurs.
Né de la coopération de 4 associations – Secours Populaire, Secours Catholique, Cimade, Atelier Logement Solidaire – , Alternativ’Hôtel accompagne 21 familles.

Pour Emmanuel Bouhier, son fondateur, le logement est la première urgence à laquelle il faut répondre : « Nous n’avons pas une vision de l’individu uniquement humanitaire. Si on veut qu’ils sortent de l’urgence, c’est d’abord le logement », par la suite, « les gens peuvent mettre leur énergie dans la résolution de leurs problèmes administratifs, la reconstruction de l’identité, de l’estime de soi, la place dans la société ».

Et d’ajouter pour conclure : « Je ne peux pas tout faire, mais je fais ce que je peux … donc j’essaie de le faire ! »

Vitamin T  :  L’entreprenariat social et responsable à Seclin

Réparation, recyclage, insertion, « Vitamin T « est une entreprise pleinement lancée dans l’économie circulaire sociale et solidaire. L’entreprise travaille au recyclage d’électro-ménager (frigos, machines à laver, etc), et embauche des salariés en parcours d’insertion. Ce modèle économique alternatif et social illustre bien la richesse et la variété des initiatives de solidarité en France.

Créé en 1980, Vitamin T a désormais 15 filliales, et comptait 2700 salariés en 2015.

A Pantin, un Relai Restaurant pour la réinsertion professionnelle

Le Relais est plus qu’un restaurant-traiteur : c’est une Société Coopérative d’Intérêt Collectif dont le projet est la formation de stagiaires qui acquièrent au cours de leur cursus une expérience professionnelle et des compétences métiers recherchées sur un secteur en pénurie de personnel qualifié.

Belkacem Kheder, fondateur et directeur, nous explique : « Le but est de former, de donner du travail, d’accompagner les problèmes sociaux, qui sont parfois des freins à l’insertion professionnelle ». Selon lui, « ce qui est demandé, c’est de la volonté, volonté de s’en sortir, et volonté d’exercer ce métier ».

Depuis plus de 20 ans, Le Relais a permis à 2 300 personnes qui connaissaient des difficultés d’insertion professionnelle de se former et de trouver un emploi par une prise de contact avec la réalité des métiers de la restauration.

A Lille, l’aide alimentaire croissante aux Restos du coeur

Il n’est plus utile de présenter les Restos du coeur, tant leur action est essentielle pour des millions de personnes en France aujourd’hui. Au centre du quartier Wazemmes à Lille, Jean Hazebroucq, responsable, nous explique que la grande majorité de l’aide apportée ici est alimentaire : 45 bénévoles accueillent 250 familles. Danièle Depoortever, bénévole depuix dix ans, dit quant à elle remarquer de plus en plus de personnes âgées et d’étudiants.

La tente des glaneurs : récupérer, trier, redistribuer

A Lille, l’antenne de la tente des glaneurs accueillent 1020 personnes, dont 2/5è d’étudiants, 1/5è de retraités, et pour le reste des personnes en précarité alimentaire (salariés pauvres, chômeurs en fin de droits, SDF, migrants, etc). Un constat amer pour le fondateur de la Tente des Glaneurs, Jean-Loup Lemaire : « C’est-à-dire qu’on commence sa vie par mendier pour manger, on a 1/5ème de retraités donc on termine sa vie par mendier pour manger. Il y a un truc qui ne va pas. Il faut consommer autrement, et avoir une réflexion collective ! ».

Or consommer autrement, c’est ce qui est proposé ici, en trois étapes : glaner les fruits et légumes bigornés, autrement dit consommables mais ne correspondant plus aux critères de vente, trier, puis redistribuer vers les publics concernés.

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