Vie associative : des paroles aux actes

10 novembre 2017

La sortie très médiatique de quelques ministres, hier, sur le site parisien des Grands-voisins, a peut-être permis au Gouvernement  de prendre conscience des effets catastrophiques de sa politique sur la vie associative.

Alors que les associations ont besoin de confiance, le gouvernement Macron-Philippe n’a eu de cesse, comme dans d’autres domaines, de prendre des décisions brutales sans concertation avec les acteurs ni anticipation pour les salariés et bénévoles. Pour le Parti socialiste, cette indifférence à l’égard des corps intermédiaires doit cesser, le temps du dialogue et des engagements réciproques doit revenir.

Alors que les associations traversent une période difficile, les décisions prises depuis l’été se sont traduites par un grave affaiblissement de leurs finances. Elles doivent supporter les conséquences de la baisse des dotations aux collectivités territoriales, la fin des activités périscolaires liée à l’abrogation de la semaine de 4,5 jours ou encore la réduction des crédits d’intervention des ministères. Si les annonces du Premier ministre sont un premier pas timide en direction du mouvement associatif – abondement du Fonds pour le développement de la vie associative (FDVA), maintien du Crédit d’Impôt de Taxe sur les Salaires (CITS) votée en 2016 –  elles demeurent largement insuffisantes au regard des besoins immédiats exprimés par ses dirigeants.

Le Premier ministre n’a ainsi rien annoncé s’agissant de la nouvelle suppression de 110.000 contrats aidés en 2018 votée la veille à l’Assemblée nationale, alors qu’elle mobilise depuis des mois les associations qui en sont les premières victimes. En somme, ce que le gouvernement Macron-Philippe donne de la main gauche avec ses annonces, il le reprend aussitôt de la main droite dans le cadre du PLF. Le Parti socialiste réitère sa demande d’un moratoire sur la suppression des emplois aidés et la convocation d’une Conférence nationale pour construire, avec les acteurs concernés, un système plus efficace.

Pour le Parti socialiste, cette séance de rattrapage du gouvernement n’aura de sens que si elle permet de mettre en cohérence les déclarations entendues avec la politique menée par le gouvernement et cela, dès le Projet de loi de finances pour 2018.