Violences : le Parti socialiste partage l’inquiétude des Mahorais

01 mars 2018

Une nouvelle fois, le département de Mayotte est secoué par une vague de violence qui inquiète les habitants. La grève générale a remporté un succès incontesté, ce qui est le signe, une fois de plus, d’un « ras-le-bol » qui n’est pas nouveau.

Le 101e département français est malheureusement le premier pour ce qui est des difficultés et l’’investissement de l’État doit être à la hauteur des besoins d’une population qui ne peut pas attendre des années avant que le rattrapage se fasse par rapport au reste du pays. Avec trois fois plus de chômeurs que dans l’Hexagone, Mayotte justifiait pleinement la loi sur l’égalité réelle outre-mer votée en 2016 à l’unanimité de l’Assemblée nationale, à l’initiative de Victorin Lurel, George Pau-Langevin et Ericka Bareigts. Les gouvernements socialistes entre 2012 et 2017 avaient déjà fait beaucoup. Il faut redoubler d’efforts.

Insécurité, accès à la santé, accès à l’eau, accès à l’emploi, complications administratives, le département de Mayotte mérite toute l’attention du pays car toutes les promesses républicaines doivent être tenues, non seulement celle de l’autorité, mais également celles de l’égalité et de la solidarité.

Le Parti socialiste appelle à un renforcement conséquent des moyens et de l’investissement de l’État, pas uniquement en matière de sécurité ou de lutte contre l’immigration illégale.

Le Parti socialiste appelle le gouvernement à se doter d’une stratégie qui rompe avec le sentiment d’improvisation et de navigation à vue. Il sera vigilant sur l’application pleine et entière de la loi sur l’égalité réelle.