Conseil européen : la cohésion de l’union plutôt que l’Europe à la carte

20 février 2016

Le Parti socialiste prend acte des conclusions du Conseil européen qui devait déboucher sur des compromis au sujet notamment du Brexit – la sortie britannique de l’Union européenne.

Il est heureux que le Royaume-Uni n’ait pas obtenu de droit de veto sur la zone euro. Il est temps d’avoir une discussion sérieuse sur l’intégration différenciée : alors que certains États membres veulent moins d’intégration, il est nécessaire d’aller plus loin dans l’intégration de la zone euro.

Dans un contexte de crises multiples l’Europe est ébranlée sur ses bases. Alors que face au défi des réfugiés qui réclame solidarité et responsabilité, la tentation est à l’égoïsme et au repli.

Pourtant les États membres sont aujourd’hui les bénéficiaires de la solidarité européenne depuis qu’elle existe. Voilà pourquoi l’Union européenne qui s’est construite sur la non-discrimination et la libre circulation ne peut accepter qu’en son sein, deux travailleurs européens, payant les mêmes impôts et effectuant le même travail, aient des droits différents, comme cela a été accepté hier.

Le Parti socialiste salue le sens des responsabilités qui anime François Hollande et les leaders sociaux-démocrates européens qui agissent pour que les pays comme la Grèce ne soient pas seuls à relever le défi de l’accueil des réfugiés.

Les progressistes européens savent aussi que la Grande-Bretagne a besoin de l’Union européenne s’il elle veut non seulement maintenir sa place sur le plan économique, mais également si elle veut renforcer son modèle social.

La dislocation de l’Union européenne serait le premier pas vers sa disparition.

Nous défendrons l’Union européenne comme modèle démocratique et comme modèle de justice social performant.