Destruction massive de contraceptifs : la France doit s’opposer à l’application de la politique de Trump dans notre pays.

Un stock de contraceptifs, acquis par les États-Unis dans le cadre des programmes d’aide de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et évalué à près de 10 millions de dollars, est aujourd’hui menacé d’incinération. Ces implants et stérilets, encore utilisables pour plusieurs années, sont entreposés à Geel, en Belgique. Ils devaient rejoindre des centres de santé en Afrique, où l’accès à la contraception reste dramatiquement limité. Au lieu de cela, ils pourraient être transportés en France pour y être détruits.

Cette décision émane de l’administration Trump. Dans les faits, elle revient à priver des millions de femmes d’un outil essentiel pour maîtriser leur fécondité. C’est une orientation idéologique qui met en péril la santé de celles qui disposent déjà de si peu de moyens.

Des agences internationales et des ONG se sont pourtant déclarées prêtes à récupérer ces stocks à leurs frais. Rien n’y fait : Washington a choisi la destruction plutôt que la redistribution. Et ce choix pourrait être exécuté sur le sol français. Comment notre pays, qui a inscrit la liberté reproductive dans sa Constitution et se réclame d’une diplomatie féministe, pourrait-il tolérer une telle opération ?

Le Parti socialiste appelle le président de la République et le gouvernement à intervenir immédiatement. Empêcher cette destruction est une question de cohérence et de responsabilité. Laisser faire serait accepter qu’au XXIe siècle, on brûle des moyens de contraception parfaitement utilisables, alors que 218 millions de femmes dans le monde n’y ont toujours pas accès. La France ne peut se rendre complice de ce naufrage sanitaire et politique.

Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste
Laure Botella, Secrétaire nationale en charge du pôle féminisation du parti
Alexandra Jardin, Secrétaire nationale à la mobilisation féministe et lutte contre les violences faites aux femmes
Yasmine El Jaï, Secrétaire nationale à la Formation à l’égalité entre les femmes et les hommes

 

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