Le vendredi 14 novembre 2025,
Hier, par une alliance historique de la droite et l’extrême droite, le Parlement européen a choisi de vider de son sens la directive sur le devoir de vigilance adoptée en 2024.
Née pour éviter de nouvelles tragédies comme celle du Rana Plaza (1 130 morts), cette directive, inspirée de la loi française du même nom, devait obliger les grandes entreprises à établir et publier un plan pour prévenir les atteintes aux droits humains, au travail des enfants, au travail forcé, ou les dégâts environnementaux commis tout au long de leurs chaînes de valeur.
Mais sous la pression des lobbies et au nom d’une prétendue « simplification », ces forces ont choisi de protéger les multinationales plutôt que les travailleurs et l’environnement, en relevant massivement les seuils d’application et en supprimant le régime de responsabilité civile européenne.
Résultat : à peine un millier d’entreprises seraient désormais concernées, et les victimes, souvent à l’autre bout du monde, n’auraient plus accès à la justice européenne.
En renonçant à ces mesures essentielles, la droite et l’extrême droite entérinent un recul historique, soutenu par Emmanuel Macron et Friedrich Merz, qui fragilise l’Europe sociale et environnementale. Ce vote acte une fusion idéologique inédite.
Le Parti socialiste continuera de défendre une Europe qui protège les travailleurs, les droits humains et l’environnement, pas une Europe qui cède aux intérêts financiers.