Hôpital public : le compte n’y est pas.

Hôpital public : le compte n’y est pas.

20 novembre 2019
Après 8 mois de mobilisation, le gouvernement n’a toujours pas pris la mesure de la grave crise qui traverse l’hôpital public.
Les mesures annoncées aujourd’hui par Édouard Philippe et Agnès Buzyn ne répondent pas aux revendications portées depuis des mois par les collectifs inter-urgences et inter-hôpitaux. Elles sont très décevantes quant aux fermetures de lits, au manque d’effectifs ou à l’augmentation des rémunérations, lesquelles ne sont basées que sur des primes insuffisantes, saupoudrées et qui ne s’appliquent pas à tous les personnels.
Au final, ce plan donne le sentiment d’avoir été conçu comme l’antidote à une mobilisation croissante en cherchant à diviser le monde hospitalier, là où était attendu un électrochoc pour répondre à l’urgence et redonner du sens aux travail des femmes et des hommes qui œuvrent pour la santé des Françaises et des Français.
Si le premier ministre reprend notre proposition d’un rachat de la dette des hôpitaux de 10 milliards d’euros, il fige l’augmentation de l’objectif national de dépenses d’assurance maladie (Ondam) à un niveau si faible qu’il va conduire à accroître mécaniquement la charge de travail des personnels.
Face à l’incapacité du gouvernement à trouver une issue à la crise de l’hôpital public qui menace la santé des Français, il est de notre responsabilité collective de trouver des solutions. Le Parti socialiste a fait connaître les siennes à travers un plan d’urgence pour l’hôpital public et l’autonomie.
Nous demandons d’urgence la tenue d’états généraux de l’hôpital public qui ouvrent des perspectives sur les salaires, parmi les plus faibles des pays de l’OCDE, et les conditions de travail dégradées.