Le Parti socialiste fait du « bien manger » un enjeu majeur de notre société

05 mars 2019

Le Salon international de l’agriculture a refermé ses portes. Pour prolonger les débats et construire des solutions pour une alimentation saine et durable, le Parti socialiste lance un nouveau chantier dédié au « bien manger » dont les travaux se dérouleront jusqu’au mois de septembre 2019.

L’humanité est confrontée à un double défi au XXIe siècle : un défi climatique et un défi démographique. Il faudra nourrir 9 Milliards d’humains en 2050. Cette perspective impose de réviser notre approche de l’alimentation tant dans ses modes de consommation que de production.

La France est la première ferme européenne et la qualité de son alimentation est un modèle dans le monde.

Récemment, malgré des États Généraux porteurs d’une nouvelle dynamique, la Loi EGAlim (2018) n’a pas permis d’accélérer le changement de perspective alimentaire qui a été lancé par la mandature 2012-2017. De ce point de vue, elle a déçu nombre d’acteurs de l’alimentation, des producteurs aux consommateurs en passant par les ONG.

Le Parti Socialiste fait du « bien manger » un enjeu majeur pour la société de demain. Il ouvre une réflexion sur les propositions à faire pour une alimentation de qualité accessible à tous. Quatre axes forts devront guider les travaux :

1 – L’alimentation est un enjeu culturel : Elle répond à une histoire, une éducation, des philosophies et un territoire dans lequel chacun s’inscrit.

2 – L’alimentation est un enjeu économique et social : Il s’agit de permettre à chacun d’accéder à une alimentation de qualité, sure, saine et durable dans des conditions qui permettent à l’ensemble de la filière alimentaire de vivre dignement de ses productions.
Ce que nous consommons, et comment, est un miroir des inégalités.

3 – L’alimentation est un enjeu de santé : Au-delà de la satiété, nous considérons qu’il n’y a qu’une seule santé (humain, animal végétal) que nous devons préserver et améliorer.

4 – L’alimentation est un enjeu environnemental : Tout ce que nous produisons et mangeons a des conséquences sur l’environnement : gestion et qualité des sols, utilisation de matières plastiques dans les emballages, usage de produits phytosanitaires, etc… Par ses initiatives récentes (agroécologie, lutte contre le gaspillage alimentaire) la France apparaît comme un moteur des transformations à venir.

Le Parti socialiste a confié le pilotage de ce chantier à Guillaume Garot, ancien ministre, député de la Mayenne et Dominique Potier, secrétaire national à l’agriculture, député de Meurthe-et-Moselle.