Ce vendredi 9 janvier, malgré le refus de la France, une majorité qualifiée d’États membres de l’Union européenne a voté en faveur de l’accord de libre-échange UE – Mercosur.
Ce vote est un échec pour le Président de la République et le Gouvernement français. Leur réveil, bien trop tardif, n’aura pas permis de convaincre suffisamment de partenaires européens afin de constituer une minorité de blocage et d’empêcher sa validation par le Conseil de l’Union européenne.
L’annonce de la position française à la veille du vote du Conseil de l’Union européenne illustre les tergiversations et les atermoiements du Président de la République.
Le groupe Socialistes et apparentés a été le premier à faire adopter à l’unanimité, dès le 30 janvier 2025, une proposition de résolution européenne contre l’accord entre l’Union européenne et le Mercosur. Au total, la représentation nationale s’est prononcée à cinq reprises contre cet accord de libre échange.
Nous réaffirmons notre soutien sans faille au monde agricole : les députées et députés du groupe Socialistes et apparentés vont continuer leur mobilisation pour protéger l’agriculture française des concurrences déloyales et permettre aux agricultrices et aux agriculteurs de vivre de leur travail.
Nous appelons la Présidente de la Commission européenne à renoncer à l’application provisoire de cet accord et à respecter les différentes étapes démocratiques à venir, en particulier le vote du Parlement européen qui peut encore empêcher l’entrée en vigueur de ce traité.
Nous demandons à l’ensemble des députées et députés européens de prendre leur responsabilité pour préserver la souveraineté agricole européenne et protéger l’ensemble des agricultrices et agriculteurs de notre continent.
Enfin, nous savons pouvoir compter sur les députées et députés européens français du groupe Socialiste et Démocrate qui se préparent à saisir la Cour de justice de l’Union Européenne ce qui permettrait de suspendre le traité alors que le Président de la République n’a toujours pas actionné cette voie de recours .
