« Oser un autre monde »

Nous avons décidé qu’il était de notre devoir de proposer des pistes de réflexion très concrètes pour le nouveau monde qui va devoir nécessairement naître après le chaos.

Comme beaucoup nous pensons que le temps est venu de remettre tout à plat et de proposer autre chose.

Nous avons donc pris collectivement la plume pour soumettre au plus grand nombre un texte d'orientation.

 

Nous nous sommes inspirés pour le rédiger de travaux menés par des militants politiques, syndicaux, associatifs mais aussi de citoyens n’ayant pas d’engagement  particulier.

Sans oublier les membres des Conseils de quartiers où tout l'arc en ciel politique est représenté, membres qui savent travailler pacifiquement ensemble pour le bien commun.

 

Comme Stéphane Hessel qui à la libération a  participé à la rédaction de la charte des droits de l’Homme, pour fonder un monde plus juste, plus humain.

Nous décidons aujourd’hui de nous lever pour proposer un autre monde que celui qui vient de nous précipiter dans  le chaos.

Nous n’avons  pas fini le combat, nous ne nous sommes pas rangés.

Nous regardons  ce monde qui se transforme et qui broie les hommes.

 

Les frontières se sont  ouvertes, les marchandises, les capitaux, les hommes circulent à l’échelle de la planète. La terre devient un village.

Cependant  la question reste toujours la même : Ce monde que nous devons reconstruire après l’échec de l’ultralibéralisme  servira-t-il les intérêts particuliers ou celui du progrès pour le plus grand nombre ?

 

Nous ne pouvons plus accepter que l’on propose  comme seul  horizon à notre jeunesse, la consommation de masse, le mépris des plus faibles, l’amnésie généralisée et la compétition à outrance qui nous a menés dans la situation ou nous nous trouvons aujourd’hui.

 

Ce monde-là  nous n’en voulons pas, nous n’en voulons plus !

 

C’est la raison pour laquelle nous prenons la parole et nous vous invitons à oser, plus loin.

 

Ce monde qu’il va falloir reconstruire a besoin de nous, de notre indignation, de notre combat, pour porter cet idéal d’humanité.

Il ne faut surtout pas nous ranger, baisser la garde, attendre qu’on dise pour nous, qu’on fasse pour nous.

Nous n’avons pas besoin d’un peuple assagi et indifférent, au contraire nous avons besoin d’une force d’indignation et de combat.

 

Parce que la situation est catastrophique et qu’il existe des solutions rapides et concrètes,

Parce que nous n’avons pas le droit d’échouer et que nous sommes plus  intelligents collectivement,

Parce que nous devons créer un lieu de réflexion de fond et d’expérimentation de cette nouvelle gouvernance démocratique que nous appelons tous de nos vœux,

Nous vous invitons à nous rejoindre.

 

Après l’indignation, place à l’action !

 

Nous ne réussirons le changement que si nous apportons toutes et tous notre pierre à l’édifice.

Nous voulons donner  toute leur place aux femmes et aux hommes au sein du contrat social, de notre pays.

Nous nous inspirons des  travaux de nombreux citoyens, acteurs du monde associatif, syndicalistes et intellectuels.

 

En bref, Humanité, Solidarité, Reconnaissance :

-Humanité : regardons ce que nous avons au lieu de nous plaindre, sachons tendre la main à ceux qui sont dans la détresse.

-Solidarité : continuons d'aider nos aînés et plus généralement toutes les personnes qui ont besoin d'être entourées.

-Reconnaissance : envers le personnel soignant, les auxiliaires de vie qui au quotidien se dévouent ainsi que tous les personnels au service de nos concitoyens. Ne pas les oublier lorsque notre monde se sera remis debout.

 

Par ailleurs il ne s’agit pas tant de changer de monde, que de modifier nos comportements en les ajustant au respect de la nature et intérioriser que nous ne sommes en rien les propriétaires de ce monde.

Le monde ne se transforme pas il est la conséquence de nos actes en conscience, de notre humanité que nous n’ajustons pas à la réalité qui nous fait vivre.

 

Le monde ne changera pas sans nous. Nous avons cautionné le monde d’aujourd’hui par notre consommation et alimenter, tel un enfant roi, une surconsommation de plaisirs au lieu de conscientiser et éduquer le sens de nos relations avec les personnes, le travail, la société et le monde.

 

-Une Europe mais laquelle.

Plus proche des citoyens. Nous voulons mettre en place une véritable Europe sociale qui évite la mise en concurrence des salariés dans l’espace européen.la garantie pour tous les salariés dans l’Union européenne des droits fondamentaux que sont les droits du travail, le niveau de protection sociale, le droit syndical et l’instauration du principe de la clause la plus favorable.

Une Europe sociale et écologique. Une Europe qui réponde aux priorités d’emploi, de développement durable, de justice sociale, une Europe qui replace le citoyen au coeur des politiques et lui redonne la souveraineté nécessaire pour permettre ce changement.

Nous constatons que les citoyenNEs européenNEs se détournent massivement de l’Europe. Les institutions créées leurs semblent loin très loin de leurs préoccupations quotidiennes, ils ont l’impression que les décisions sont prises très loin d’eux et ils ont les sentiments de n’être jamais consultés. Le développement des partis populistes mais aussi des mouvements protestataires, doivent être des alertes pour mettre les citoyenNEs au cœur des décisions.

Nous proposons un renforcement des pouvoirs du Parlement européen qui représente élus et citoyens pour mettre la démocratie sociale au coeur de l’Europe, préserver et développer les droits des européens, créer des contre-pouvoirs et lutter pour la transparence.

Une Europe qui protège. Le libéralisme a développé les délocalisations et le dumping social qui exerce une pression de moins en moins admissible sur les peuples.

Nous considérons que si l’Europe veut maintenir un haut niveau de protection sociale, elle ne peut pas faire l’économie de mesures qui protègent les citoyenNEs et les entreprises.

C’est la raison qui nous amène à passer du libre-échange au juste échange. C’est pourquoi nous voulons que se développent des normes sociales et environnementales en et hors Europe.

L’Europe doit lutter contre le dumping social et fiscal. Le Parti Socialiste doit continuer à militer pour assurer des normes sociales et fiscales.

La contribution en PDF

 

Signataires :

 

Jacques GRUAT LA FORME, ex-BNA; membre du CFCF, fédération du Rhône

Aniami MCHANGAMA, fédération du Val-d'Oise 

Etienne TRENTESAUX fédération des Bouches-du-Rhône

Martine CHARPY, fédération du Rhône 

Patrick KINEIDER, fédération du Rhône 

Dacia MUTULESCU fédération de Paris

Yves LIVENAIS fédération de la Charente-Maritime

Tiffany ERMENAULT, conseil fédéral du Val-de-Marne

Dominique RAMUSCELLO, fédération du Tarn

Marie-France KORO, fédération des Français à l'étranger

Christophe FRAGNY, maire de Saint-Léger (58), fédération de la Nièvre

Brigitte NABET GIRARD, section Vayres - Izon fédération de la Gironde

Mylène CANEVET fédération du Maine-et-Loire

Danielle LE COQ, société civile (22)

Anne LAVERET, société civile (38)

 Françoise GRUAT, société civile (69)

 

Veuillez vérifier votre e-mail pour activer votre compte.