Position du Bureau national du Parti socialiste sur le deuxième tour des élections municipales

Dans son avis du 18 mai 2020, le conseil scientifique a pris position en expliquant qu’il « ne s’oppose pas » à la tenue du second tour des élections municipales en juin. Il appartient désormais au gouvernement de prendre une décision qui relève de sa compétence exclusive. Lors du premier tour du scrutin, il n’avait d’ailleurs nullement éprouvé le besoin de consulter les partis politiques.

Notre avis est sollicité, nous le donnons. Mais pas sans rappeler que nous aurions souhaité l’être sur d’autres sujets comme la gestion des masques ou des tests, comme sur les mesures à venir qui doivent permettre d’éviter une crise économique et sociale dont l’ampleur redoutée est sans précédents récents.

Nous allons devoir vivre avec le Covid-19. Aucun traitement ou vaccin n’est en mesure, à court terme, de vaincre la maladie. Et pourtant la vie doit reprendre pour éviter que les conséquences collatérales d’un confinement prorogé ne viennent alourdir le bilan humain, économique et social. S’agissant des collectivités locales, leur paralysie prolongée retarde une reprise qui repose, pour une large part, sur l’investissement public.

Tout l’enjeu est de reprendre une activité la plus normale possible en maîtrisant au mieux la diffusion du virus. Le déconfinement doit naturellement s’appliquer à la démocratie, mais sans relancer l’épidémie. En conséquence, le deuxième tour du scrutin municipal doit avoir lieu si et seulement si les conditions sanitaires sont réunies.

Ainsi, pour assurer le bon déroulement du scrutin en juin, le Parti socialiste demande :

  • Une nouvelle réunion - suite au deuxième avis que rendra le conseil scientifique - entre le gouvernement et les partis politiques 15 jours avant la date retenue pour le scrutin afin de prendre une décision définitive. Le processus électoral doit rester susceptible de suspension jusqu’au dernier jour en fonction des alertes de la communauté médicale et scientifique.
  • L’élaboration, en concertation avec les partis politiques et les communes concernées, d’un protocole sanitaire strict mais aussi de règles quant à la diffusion des projets concurrents dans un contexte où les campagnes sont désormais contraintes pour une durée indéfinie.

Seule la satisfaction de ces règles est à même de clore le cycle électoral entamé le 15 mars. Les nouvelles équipes municipales pourront ainsi prendre part à la relance de notre économie, à la préservation des emplois, au bon fonctionnement de tous les services publics indispensables pour accompagner et protéger les Françaises et les Français.

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