Rapporteur : Arnaud Simion, député de Haute-Garonne
Chaque année, plus de trois cents agricultrices et agriculteurs mettent fin à leurs jours. Ce chiffre terrible représente près d’un suicide par jour.
Ce ne sont pas des statistiques abstraites : derrière chaque drame, il y a une famille dévastée, une exploitation agricole bouleversée et une communauté rurale meurtrie.
Ces femmes et ces hommes, exploitants, salariés, conjoints collaborateurs et aidants qui nourrissent la Nation s’effondrent souvent dans l’ombre. Ils se retrouvent isolés, submergés par des difficultés économiques, administratives et sociales qu’aucun dispositif coordonné ne permet aujourd’hui de prendre en charge efficacement.
La récente loi d’orientation agricole n’a même pas abordé cette question, laissant ainsi dans l’angle mort des politiques agricoles une crise humaine qui mine le tissu social de nos campagnes.
Aujourd’hui, la Mutualité sociale agricole (MSA), les chambres d’agriculture, les associations, les collectivités territoriales, les réseaux de sentinelles locales ou encore les lignes d’écoute agissent souvent avec engagement et efficacité sur le terrain.
Cependant, leurs interventions manquent de coordination nationale, d’un cadre partagé et d’une véritable porte d’entrée unique pour les agricultrices et les agriculteurs.
Cette fragmentation crée des inégalités considérables entre territoires et prive trop d’agricultrices et d’agriculteurs d’un accompagnement adapté au moment où ils en ont le plus besoin.
Avec Arnaud Simion, député de Haute-Garonne, nous proposons de rendre visibles, lisibles et accessibles les dispositifs de prévention, d’écoute et d’accompagnement de nos agricultrices et agriculteurs afin de préserver leur santé mentale.
Pour y parvenir, elle articule trois leviers concrets et complémentaires :
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La mobilisation de sentinelles agricoles sur l’ensemble du territoire ;
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La création d’un guichet unique départemental pour coordonner la réponse ;
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La mise en place d’une mission nationale pour garantir l’égalité territoriale et la cohérence de l’action publique.
Protéger la santé mentale des agricultrices et des agriculteurs, c’est affirmer que celles et ceux qui nourrissent la Nation ne doivent jamais affronter seuls leurs difficultés. Une réponse claire et coordonnée face à une forte dégradation de ce sujet dans le milieu agricole, qui n’est que trop rarement abordé.
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