Réaction à l’Appel de Marseille des élus locaux.

29 septembre 2018

Le Parti socialiste, la Fédération nationale des élus socialistes et républicains (FNESR) et les élus locaux socialistes, artisans quotidiens et défenseurs de la décentralisation, soutiennent « l’Appel de Marseille » pour le respect des libertés locales qu’ont lancé unanimement les trois grandes associations de collectivités locales en marge du Congrès des régions de France.

Une fois de plus, la politique du président de la République et de son gouvernement trahit les promesses du candidat Emmanuel Macron. Le nouveau monde devait être girondin, il se caractérise finalement par une tentative de recentralisation menée par une technocratie méprisante.

En jetant le discrédit sur les élus locaux, c’est la démocratie locale et la libre administration des collectivités que le gouvernement attaque.

En asphyxiant financièrement une grande majorité des collectivités tout en voulant contrôler ou réduire leur capacité d’action, le gouvernement transforme les collectivités locales en filiales de l’État.  Ce faisant, ce sont des politiques publiques indispensables pour le quotidien des Françaises et des Français qui sont sacrifiées.

Grâce à la décentralisation portée dès 1982, les socialistes ont redonné un élan formidable à notre démocratie en rapprochant la décision du citoyen, en démultipliant les lieux de pouvoir, en faisant le choix de la confiance dans les territoires et leurs habitants. Impulsée par François Mitterrand et les socialistes, la République décentralisée est désormais notre bien commun.

La démarche inédite de « l’Appel de Marseille », partagée par la diversité politique des responsables locaux, impose un sursaut présidentiel. Face à la vague de démissions de maires, à la montée de la défiance vis-à-vis des institutions, aux signes de découragement devant la baisse des moyens, Emmanuel Macron ne peut plus continuer à tourner le dos dédaigneusement aux territoires. Il doit rompre avec son discours stigmatisant sur le supposé « clientélisme » des élus locaux, il doit infléchir la politique de son gouvernement qui assèche les collectivités, il doit rétablir un dialogue de confiance avec les territoires, il doit respecter la volonté de chacune des collectivités concernées avant toute modification institutionnelle. À défaut de quoi, c’est la démocratie locale, et avec elle la démocratie dans notre pays, qui continuera de s’abimer

Fidèle à son histoire, fidèle à ses valeurs, le Parti socialiste est aux côtés des élus locaux, qui agissent au plus près du terrain pour garantir partout l’accès aux services publics, pour lutter contre les fractures qui menacent notre pays, en somme pour faire vivre au quotidien la République des territoires.