Réaction du Parti socialiste à l’annonce du remaniement

04 septembre 2018

En annonçant son départ du gouvernement, Nicolas Hulot espérait un « geste utile, pour que chacun se pose la question de sa responsabilité ». Sa démission avait pour objectif de provoquer une prise de conscience à la veille d’une catastrophe écologique annoncée. Face à l’urgence, un seul choix s’imposait, celui d’une politique environnementale ambitieuse, une politique qui ne renonce pas. Emmanuel Macron a fait un tout autre choix.

François de Rugy nommé ministre de la Transition écologique, c’est un perchoir laissé libre au président du groupe LREM Richard Ferrand qui n’a pas tardé à faire connaître sa candidature à la présidence de l’Assemblée nationale, briguant ainsi la place de quatrième personnage de l’État.

Ce remaniement signe un tournant pour un président qui ne s’embarrasse plus des apparences du nouveau monde. À l’intérêt général, Emmanuel Macron préfère une fois de plus l’intérêt d’un clan. Aux promesses électorales faites aux Français, il choisit les récompenses à ses proches et aux grandes causes de ce siècle, il choisit les petits jeux de pouvoir.

Parce que la transition écologique est indissociable de la lutte contre les inégalités, le Parti socialiste n’aura de cesse de porter l’ambition écologiste au cœur de ses combats.