- vendredi 9 janvier 2026
Le Parti socialiste s’inquiète vivement de l’interpellation à Paris de Stéphane Galais et Thomas Gibert, deux porte-paroles de la Confédération paysanne, placés en garde à vue pour outrage et rébellion alors qu’ils participaient à une manifestation.
Cette mobilisation visait à dénoncer à la fois la procédure d’abattage total d’un élevage à la suite d’un cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), et la signature de l’accord de libre-échange Mercosur par l’Union européenne.
Le Parti socialiste réaffirme avec force que :
- Le droit de manifester pacifiquement et de faire entendre des revendications syndicales ou politiques constitue un droit fondamental de notre République ;
- La liberté syndicale ne saurait être criminalisée ou réprimée, quelles que soient les convictions des personnes mobilisées ;
- La gestion de l’ordre public doit s’exercer dans le strict respect des libertés publiques, en particulier dans des contextes de fortes tensions sociales.
Au regard des éléments rapportés par les représentants syndicaux et par des élu·es présents sur place, le Parti socialiste considère que cette interpellation apparaît disproportionnée. À ce titre, nous demandons la libération immédiate des deux syndicalistes.
Les socialistes appellent également à une clarification rapide et transparente des circonstances de ces interpellations, afin de garantir le plein respect des principes républicains d’égalité devant la loi et de liberté syndicale.
À l’heure où le monde agricole traverse une période de tensions profondes et d’inquiétudes légitimes, le Parti socialiste appelle l’ensemble des forces républicaines à privilégier le dialogue, la concertation et la recherche de solutions politiques durables, plutôt que l’escalade et la confrontation.