Qui sont les hommes et les femmes de demain qui pourront faire avancer un projet de gauche et comment !

Un constat ( Etat des lieux )

Face au déclin des solidarités , la solitude des individus , la perte du sens de nos vies dans un univers déshumanisé par la logique des profits , les inégalités croissantes , la dégradation écologique ..« la démocratie parlementaire est insuffisante pour répondre à la barbarie qui monte , à la dégradation de l’ homme par l’homme » , et le discours du progrès , du changement , de l’ouverture longtemps proclamé , y compris par les gouvernants socialistes trouve de moins en moins d’écho .

Pour Olivier FAURE , « les socialistes doivent reprendre leur place dans le mouvement social leur promesse reste celle de Jaurès « La République jusqu’au bout » , mais c’est parce que cette promesse est lacunaire aujourd’hui , parce qu’elle n’a pas su donner des raisons d’espérer à ceux qui les attendaient tant , que certains sont tentés de se replier sur une culture , une religion , une identité qui amène notre pays à se fragmenter » .

« L’objectif de remettre en avant les valeurs morales que sont la coopération et l’entraide n’a pas varié mais sa traduction doit évoluer car il ne suffit pas de vouloir réduire les inégalités, de promouvoir un service public qui prenne soin des autres et de protéger les biens communs , il faut de plus renouveler notre approche de l’humanisme en intégrant notre relation à la nature en tissant un lien avec elle , et aux technologies dont le pouvoir devrait être encadré .

....très bien ! mais comment ?

Pour y parvenir, il faut entre autres , savoir répondre aux défis anciens que sont le populisme et la crédulité, la désinformation et la manipulation exacerbées par l’usage de certains réseaux sociaux ....il faut être en mesure de maîtriser les nouveaux supports techniques de communication, et nécessité encore plus nouvelle : comprendre et s’inquiéter de l’usage des algorithmes .

La mise en valeur de ces objectifs et leur atteinte ne peut se faire sans l’appui d’un parti socialiste reconnu et avec le support d’ hommes et de femmes assez crédibles pour le représenter et être entendus ....

L’élu socialiste devrait avoir un discours de réparation , reprenant comme Jaurès et Léon Bourgeois
la notion de « dette sociale », le ( d’abord) candidat ( à une élection ) devrait pouvoir dire que sa naissance est comme pour tous les hommes et toutes les femmes une dette car lorsque les uns , les unes et les autres arrivent sur terre il y jouissent du « capital commun de l’association humaine », il naissent dans une association , un tissu de relations ....de là une solidarité qui devrait être évidente et naturelle .

Parmi les obstacles et les défis , le populisme tient une place importante , Il est le produit d’un néo libéralisme additionné d’individualisme et a pour principale clientèle un électorat populaire dont le seul repère est sa propre position sociale .

Cet électorat ne réagit le plus souvent qu’à l’émotion, encouragé en cela par divers mouvements politiques et certains médias dont le but est principalement de séduire ...
... pourtant, le monde est complexe mais comment rendre compte de cette complexité de façon a être écouté.

En réalité le « complexe » n’est pas le « compliqué » car il donne en un sens à une construction dont les matériaux sont la connaissance et la réflexion , mais à la différence de cette construction qu’un langage nuancé peut pourtant décrire , le langage populiste fait mouche car il est simple , or cette simplicité est fausse parce qu’elle est d’abord une mutilation appuyée sur des conceptions réductrices qui dénient toute réalité et tout sens à ce qu’elle a de fait éliminé ..

Il reste néanmoins important de savoir comment exprimer les multiples nuances ...

Le propos , l’éventuelle recommandation , le discours doivent tenir compte du public auquel ils s’adressent .

Ce n’est pas considérer que l’auditeur est obligatoirement incapable de comprendre « le complexe » que de prendre certaines précautions ... développer un langage accessible au plus grand nombre est toujours difficile surtout lorsqu’il s’agit de mettre en perspective voire de confronter idées et points de vue , mais s’exprimer le plus simplement possible autant par la parole que par l’écrit contribue à mettre en confiance son ou ses interlocuteurs , cette façon de communiquer permet de s'identifier à autrui dans ce qu'il ressent.. et cela s’appelle le respect .

La désinformation , est un autre obstacle .. elle est favorisée par le discrédit politique actuel.

En effet , les citoyens prennent en compte l’information non pas traitée par les partis, mais par des professionnels et par de nouvelles technologies qui favorisent l’usage de réseaux dits sociaux lesquels nourrissent une forme de militantisme parfois jusqu’au-boutiste .

Les ressorts émotionnels y sont largement présents et ils fonctionnent grâce à l’anonymat ils amènent fréquemment de fausses explications morales à la crise .

Les réseaux sociaux se caractérisent par l’immédiateté et la viralité , ils permettent de souder des communautés ce qui ne correspond pas à la définition d’un espace public .

Les jeunes qui en particulier appartiennent à une génération sans identité historique forte , les utilisent largement .

En conséquence , les médias classiques sont marginalisés et les formes de mobilisation héritées de notre histoire nationale sont renvoyées au passé. .

A l’inverse de la désinformation organisée par certains réseaux , on voit apparaître une surinformation permise par les algorithmes ... mais celle-ci ne participe pas à la création de sous – groupes qui seraient tentés d’agir dans la sphère publique (au détriment des structures classiques que sont les partis) , car l’algorithme filtre et choisit l’information que nous serons amenés à lire...l’information y est personnalisée et rend le partage difficile ... l’information , ici , ne peut plus jouer comme avant un rôle de ciment et de cohésion sociale ...

Un Projet ( de gauche)

La gauche c’est la volonté de faire en commun , « être socialiste c’est être partisan de moyens collectifs pour gérer l’économie et la société , c’est ne pas croire que les marchés libres nous font vivre dans le meilleur des mondes , même si cette croyance est relayée par des experts dont on découvre parfois qu’ils sont en situation de conflit d’intérêt .»

De plus en plus nombreux des socialistes considèrent qu’une démocratie plus participative notamment aux échelles locales favoriserait un réveil citoyen , ce qui serait lui même facteur d’une régénération de la pensée politique et permettrait la formation des militants aux grands problèmes...

Pour ces socialistes , avec la démocratie participative , il ne s’agit pas de priver les élus de leurs responsabilités , mais d’éclairer et si possible légitimer leurs décisions .

Leur crédo : la société doit se refaire « du dedans » , en adaptant la loi nationale selon les réalités locales et en développant tout ce qui crée du lien social

Qui sont les hommes et les femmes qui pourront faire avancer un tel projet .. voire le réaliser ?

 

Un profil ( avec qui aller vers la réalisation du projet?)

Il n’est un secret pour personne qu’à des vocations idéologiques désintéressés s’ajoutent parfois ceux pour qui la promotion politique est simplement affaire de prestige , d’ambition ou d’intérêt . Le citoyen se rend vite compte d’une trahison et cela ne favorise pas le crédit porté a la chose publique ...ce profil de candidat à une élection à fortiori sous les couleurs socialistes doit être

« retoqué ».

Il est possible de vérifier la sincérité d’un candidat sur certains points :

Les aptitudes à l’attention d’autrui , le dévouement au bien public, le souci de justice et d’équité ...sont des attitudes qu’il est aisé de repérer chez un homme ou une femme faisant acte de candidature à une élection , son histoire personnelle est parfois bien connue localement .

« Croit il au pouvoir de l’éducation , à la force de l’argument , à l’idée que l’homme est capable de s’émanciper , que personne n’est condamné à un destin , mais que chacun peut faire quelque chose de sa vie et que la politique a pour mission de créer les conditions propices à une existence réussie »

réf Sygma GABRIER Pdt du SPD Allemand cité par Bernard MARIS

Clairement , il convient de ne pas privilégier la candidature de l’homme ou de la femme d’apparence tellement bien exercée aux jeux de pouvoir qu’ils auraient oublié les valeurs fondatrices du socialisme ...ceux là risqueraient de se contenter d’épouser une soi disant modernité qui n’aurait rien de l’idée d’un progrès social .

Pour rendre crédible sa parole ... - en particulier s’il se dit socialiste- , le candidat ou l’élu , doit être en mesure de faire apparaître le sens particulier des valeurs qu’il défend ... la sincérité se double ici d’une certaine compétence , il doit en effet savoir dire précisément ce que chacun aura à gagner d’une victoire de la gauche ...

Une telle démarche suppose des qualités présentes chez de nombreux militants , mais la question est de savoir lesquels seraient aptes à affronter le débat public ( et les contradictions ), l’enjeu est en effet fort et délicat , car il s’agit d‘associer la progressivité du réformisme et la radicalité de la révolution .. car avec le désir de « changer la vie » il s’agit bien préalablement de projeter une révolution mentale ... .

Les membres de la section GANNAT/EBREUIL 03 ALLIER Réunion du 14 octobre 2020

Signataire : 

Aline Jeudi

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