Un monde durable, solidaire, et démocrtique : une politique étrangère socialiste pour le 21ème siècle

La crise que connaît le monde en cette année 2020 marque les esprits d’un bout à l’autre de la planète. Toute l’humanité est affectée et nous ne pouvons que constater la fragilité de nos sociétés. Que sera le « monde d’après » pour la France, l’Europe, et le monde ? Il est urgent, pour nous, socialistes, d’affirmer notre vision d’un changement radical de la politique étrangère française, des relations extérieures de l’Union européenne (UE), et de la gouvernance mondiale pour une humanité durable.

La France, une puissance d’influence mondiale

Le réseau diplomatique français est ancien : l’un des plus étendus au monde, il participe non seulement d’une défense active des intérêts supérieurs de la nation, mais aussi d’une vision de l’ordre démocratique que défend notre pays depuis les Lumières. La gauche doit permettre à la diplomatie française de conserver la place qui est la sienne : celle d’un réseau influent au service de la République. La diplomatie de relations publiques mise en place par le président Macron est inefficace. La France doit cultiver un engagement fidèle à ses partenaires, sans chercher à imposer sa méthode, par la construction d’un consensus sur des solutions à long terme plutôt que par des coups médiatiques. L’aide au développement doit être améliorée, dans la transparence, pour se concentrer sur l’impact humain et environnemental, dans le respect des aspirations des populations qui en bénéficient.

Le pouvoir d’influence linguistique, culturel et même juridique de la France s’affaiblit par un manque d’ambition, de moyens et de vision stratégique. Des pays francophones et francophiles, parmi les plus dynamiques de la planète sur les plans économique et démographique, se tournent ailleurs. La force de la francophonie doit pouvoir s’appuyer sur un réseau culturel et d’enseignement solide et cohérent, mis à mal par des coupes budgétaires successives et suppressions d’emplois massives depuis 2017. Une politique d’accueil d’étudiants francophones et francophiles, la mise en œuvre d’un droit à la mobilité francophone, et le développement d’industries culturelles (notamment cinématographique) francophones doivent participer d’un renouvellement de la francophonie politique et économique, parallèlement à une action plus large pour les échanges internationaux de recherche, et d’étudiants par le biais des programmes Erasmus et Erasmus Mundus.

Grande puissance militaire, la France demeure l’une des seules nations au monde à pouvoir mener des opérations extérieures d’envergure, avec plus de 10,000 militaires à l’étranger, dont les opérations Barkhane (Sahel) et Chammal (Irak). Le coût de cette présence (plus d’1Md€/an) rentre au budget de la défense (37,5 Md€ en 2020) qui, selon les accords de l’OTAN de 2014, passera à 2% du PIB d'ici 2025. La France, avec ses partenaires européens, doit investir dans le développement de technologies à même de rivaliser avec les armements les plus modernes, afin de bâtir une indépendance nécessaire pour garantir la souveraineté requise face aux défis sécuritaires contemporains. Comme le rappelle Josep Borell, cela passe par l’affirmation d’une puissance militaire européenne, mais aussi par le renforcement d’une position commune. La France doit être force motrice et coordinatrice d’une future défense européenne, dans un souci de paix et d’apaisement des tensions qui menacent dans son voisinage et au-delà, en accord avec le droit international, et en coordination avec la diplomatie européenne.

Une diplomatie économique tournée vers le développement durable : l’économie française a un potentiel extraordinaire à l’international. Mais l'absence d’écluses douanières et anti-dumping efficaces aux frontières de l’Europe, ainsi que d’harmonisation sociale européenne sont des facteurs de poids dans le déficit du commerce extérieur français. La stratégie de réduction de ce déficit, que la France entretient en particulier avec deux de ses principaux partenaires, la Chine et l’Allemagne, doit désormais se conjuguer au respect des accords de Paris, des droits sociaux et humains.

Les valeurs universelles des droits humains, chères à la France, doivent servir de guide face au nationalisme radical et au recul démocratique. La résistance à l’extrême droite dans la société civile française, et la force de son espace public national, mais aussi de ses réseaux de communication internationaux (France 24, Radio France, TV5 monde, films et documentaires, arts et lettres), permettent à la France de porter haut ces valeurs. Face aux extrémismes politiques ou religieux, nous devons soutenir le combat pour la dignité humaine et les droits des femmes, au côté de la société civile internationale.

Pour une politique étrangère européenne assumée

La politique étrangère de l’UE a beaucoup changé en 10 ans. Le poste de Haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité s’est affirmé. La crise sanitaire a mis en évidence la vulnérabilité des sociétés européennes face à la puissance industrielle de la Chine, alors que la garantie sécuritaire traditionnellement assurée par les États-Unis se fait incertaine. Plusieurs conflits ont mobilisé le réflexe sécuritaire de l’UE dans son voisinage immédiat, à une période où l’évolution démographique et climatique du monde rend le défi migratoire pressant. La gauche européenne doit militer pour l’application du droit d’asile, mais aussi pour un droit à la mobilité qui permette l’émigration légale vers l’Europe. La France, avec l’UE, doit peser au sein des institutions internationales, pour la préservation des accords multilatéraux de désarmement et de non- prolifération (INF, Open Skies, New Start, NPT), et pour une approche multilatérale, négociée, des conflits. La politique étrangère et de sécurité doit rester soumise au regard des parlements nationaux et européen, et non au seul contrôle des gouvernements.

Cybersécurité et Big Data : Malgré son retard en matière d’intelligence artificielle sur la Chine et les États-Unis, et la difficulté à faire émerger des géants européens qui puissent rivaliser à l’échelle mondiale, l’UE possède un atout considérable : des institutions démocratiques à même d’assurer le contrôle des marchés par l’état de droit, et de résister à la toute-puissance des plateformes, dont les GAFAM. Pour cela, l’Union doit être pourvue d’une infrastructure numérique indépendante, au service de son autonomie stratégique. C’est le sens de la récente initiative franco-allemande Gaia-X. La formation doit être promue, dans le cadre de référence européen DigComp. La réaction à l’ingérence d’États concurrents par le biais de la propagation de fake news ou de piratage de données sensibles doit être une priorité de l’union numérique. C’est aussi devant les organisations internationales (ICANN, IFG, ITU) qu’une diplomatie coordonnée des États membres de l’UE peut faire valoir l'importance d’une humanité numérique fondée sur l’éthique démocratique : par la neutralité du net, l’accès aux compétences transférables, la transparence des données, et la régulation de l’activité économique sur le web.

Une politique monétaire au service de la démocratie : la politique monétaire de l’UE doit être pleinement engagée dans la transition social-écologique. L’initiative validée au printemps, qui a donné naissance au paquet Next Generation EU, est un premier pas dans cette direction, qui dégage une capacité d’investissement significative, mais insuffisante car contrainte dans le temps et limitée dans sa portée, basée en priorité sur les prêts et non l’investissement. L’UE doit mettre en œuvre une politique d’investissement direct dans la transition sociale et écologique du continent : vers les circuits courts, la néo-ruralité, la formation aux métiers et compétences du numérique tout au long de la vie, vers l’efficacité énergétique et l’autoconsommation, les mobilités douces et l’infrastructure de transports publics, notamment ferroviaire à l’échelle continentale, ainsi qu’une infrastructure énergétique qui permette à l’Europe d’atteindre son objectif de neutralité carbone dans les meilleurs délais. C’est par cette “puissance normative” que l’UE peut et doit peser dans la construction d’un monde durable.

Développement durable : le « Smart Power » européen. La transition écologique passe par le respect des accords de Paris, mais aussi par la conditionnalité des accords bilatéraux signés par l’UE. L’UE est suffisamment puissante pour imposer ses termes en matière de protection de l’environnement à l’échelle mondiale. Les obligations sociales et environnementales (normes sanitaires, bio, recyclage, préservation des écosystèmes) auxquelles sont soumises les entreprises sur le sol européen doivent s’appliquer de la même façon à celles qui importent. Il en va de même pour la taxe carbone aux frontières de l’Union. A l’objection du coût social de ces restrictions doit être faite une réponse de reconversion des économies et des filières concernées par la formation et l’investissement public dans une économie des savoir-faire, des circuits courts, en particulier alimentaires, et de la réduction de notre facture énergétique. Le Green Deal européen reste trop timide à cet égard, y compris dans l’objectif de neutralité pour le climat (fixé à 2050). Les moyens continuent à manquer, malgré les capacités de financement considérables de la Banque Centrale Européenne et le cadre incitatif de la taxonomie européenne des investissements verts.

Les relations extérieures de l’UE sont l’affaire de tou.te.s ses citoyen.ne.s, et doivent faire l’objet d’une attention toute particulière en France. L’impact de l’UE dans le monde, par sa puissance d’influence et sa présence unie au sein des institutions multilatérales, doit se nourrir de la collaboration entre démocraties libres de l’Union : parlements, institutions communautaires, diplomaties et ministères compétents.

Pour une gouvernance mondiale multilatérale, sociale, écologique et solidaire

Les promesses de l’universalisme et du multilatéralisme (un État, une voix) se sont heurtées à la puissance du libéralisme: loi du plus fort pudiquement rebaptisée “loi du marché”. L’échec d’une coordination globale face au fléau du SARS-CoV-2 témoigne de l’impuissance de la gouvernance mondiale. Les pays créditeurs, investisseurs privés, le FMI et la Banque Mondiale entretiennent une spirale de pauvreté dans les pays du Sud. On va jusqu’à confier les stratégies de poursuite des Objectifs du Développement Durable (ODD) de l’ONU à des investisseurs privés. Il en résulte un système mondial qui épuise la planète et ses habitants : la biodiversité disparaît, les droits humains connaissent un recul sans précédent, les inégalités mondiales se creusent, les droits des femmes régressent, et les dérèglements climatiques affectent de façon démesurée les plus vulnérables. Les 1% les plus riches possèdent 45% de la richesse mondiale, les 50% restants moins de 1%. Socialistes, nous souhaitons un ordre mondial qui se fixe la survie et la dignité humaine comme objectifs, avec la préservation de la planète et la solidarité mondiale comme conditions.

La solidarité mondiale doit passer par la lutte contre l’évasion fiscale, en particulier des entreprises, pour permettre à tous les États de lever l’impôt nécessaire à la redistribution, et pour une aide au développement plus efficace. Face aux résultats mitigés de l’OCDE, représentant les pays du Nord, c’est à l’ONU qu’un organisme fiscal international multilatéral doit être crée, pour éradiquer l’évasion fiscale. Car sur une décennie, une imposition de 0,5 % supplémentaire sur la fortune des 1% les plus riches suffirait à créer 117 millions d’emplois dans l’éducation, la santé, l’accompagnement des seniors et la garde d’enfants, réduisant ainsi les inégalités de genre.

L’aide au développement, vulnérable aux intérêts d’investisseurs privés (par des projets public- privé ou d’aide liée, versée sous condition d’achat par le pays bénéficiaire au pays donateur) et à la comptabilisation de remises de dette dans l’aide internationale, doit être fléchée vers le développement humain et durable. Une Taxe sur les Transactions Financières mondiale de 0,05% pourrait produire jusqu’à 650 milliards de dollars par an pour l’atteinte des ODD. Pour mettre en œuvre ces mécanismes de solidarité, de redistribution au niveau mondial, il faut repenser fondamentalement la gouvernance mondiale.

La réappropriation démocratique des biens communs est la condition sine qua non à la mise en place d’une véritable gouvernance mondiale. Ceux-ci incluent des biens intangibles (la connaissance, les lois, la circulation des données numériques, les services publics tels que l’éducation, la santé, la mobilité) et les communs environnementaux (tels l’eau, les sols, l’air, l’orbite terrestre, ou demain le sol lunaire), pollués par l’exploitation indue qui en est faite à des fins mercantiles.

Notre planète est notre bien commun. En fixant des objectifs communs ambitieux mais réalisables pour la planète, les Accords de Paris ont marqué une étape décisive pour la préservation de notre habitat. Pour les atteindre, nous soutenons un Green New Deal mondial et sa mise en œuvre à travers des propositions concrètes telles que le compte carbone, la relocalisation et la valorisation des circuits courts, et une taxation de l’empreinte carbone.

Gouvernance de la dette internationale : La reconstruction de l’architecture de la dette internationale, et africaine en particulier, doit passer par l’établissement à l’ONU d’un mécanisme de restructuration des dettes qui engloberait tous les prêteurs, publics et privés et déciderait de règles communes, dans le respect des démocraties, de la dignité humaine et de l'écosystème planétaire.

Nous nous engageons, aux côtés de la société civile et des syndicats, à soutenir cette nouvelle gouvernance multilatérale pour la protection des biens communs de l’humanité et non leur marchandisation, qui s’attache au respect des droits démocratiques, dont l’éducation, le droit à un environnement sain, et la santé.

Ces demandes ne sont pas idéalistes : elles sont existentielles pour la survie et la paix de nos communautés de par le monde. À nous de nous inscrire dans cette convergence des luttes féministes, démocratiques, écologistes, et socialistes, pour repenser dès aujourd’hui la gouvernance mondiale, et nous donner les moyens de faire germer un nouveau contrat social à l’échelle mondiale.

 

Premiers signataires :

Cécilia Gondard, présidente de la commission des finances à l’Assemblée des Français de l’étranger, SN à l’égalité entre les femmes et les hommes, 1ère Fédérale (FFE); Alexis Lefranc, vice-président d’EuroCité, SF à la mondialisation et aux migrations, Royaume-Uni (FFE); Hélène Conway, Sénatrice des français de l’étranger, SN à la sécurité et la défense, Irlande (FFE) ; Jean-Marc Germain, SN à l’international (75) ; Corinne Narassiguin, SN à la coordination (93) ; Claudine Lepage, sénatrice des Français de l’étranger, Allemagne (FFE) ; Valérie Rabault, présidente du groupe socialiste à l’Assemblée Nationale (82) ; Mehdi Benlahcen, président du groupe FdM à l’AFE, SF à la coordination, Portugal (FFE) ; Morgane Rolland, SF à la formation, membre du BF, États-Unis (FFE) ; Florian Bohême, porte-parole fédéral, membre du BF, Cambodge (FFE) ; Nadia Huberson, SF au numérique et à la communication, membre du BF, Suisse (FFE) ; Samira Laal, SN au handicap (62) ; Dominique Potier, SN chargé de l'agriculture, de l'alimentation et du développement des ruralités, député de Meurthe-et-Moselle (54) ; Boris Vallaud, député des Landes (40) ; Eric Kerrouche, sénateur des Landes (40) ; Marie-Arlette Carlotti, sénatrice des Bouches du Rhône (13) ; Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la maire de Paris (75) ; Gabrielle Siry, porte-parole du PS (75) ; Dieynaba Diop, porte-parole du PS (78) ; Christophe Clergeau, SN Europe (44) ; Isabelle This Saint Jean, SN chargée des études (78) ; Fabrice de Comarmond, SN au numérique (31) ; Louise Amoris, secrétaire générale d’EuroCité (Bruxelles) ; Walid Dahouk, journaliste, fondateur de TV Seventeen (Beyrouth) ; Arthur Delaporte, président du Bureau national des adhésion (14) ; Dylan Boutiflat, membre du BN, premier secrétaire fédéral adjoint, Paris (75) ; Arnaud Hadrys, membre du BN (76) ; Tony Ben Lahoucine, membre du CN, premier secrétaire fédéral (36) ; Frédéric Orain, premier secrétaire fédéral (41) ; Mathieu Bogros, premier secrétaire fédéral (03) ; Massimiliano Picciani, président de la fédération des Italiens de l’étranger du Partito Democratico (Italie) ; Lucie Solem, Maire adjointe du 11e arrondissement de Paris, déléguée aux affaires européennes (75) ; Karine Gloanec Maurin, membre du CN, présidente de la communauté de communes des Collines du Perche (41) ; Nathalie de Oliveira, membre du CN du Partido Socialista, membre du CN (57) ; Hélène Rouch, membre du CN (31) ; Estelle Picard, membre du CN (79) ; Guillaume Parent, SF Europe et international (67) ; Elisabeth Humbert-Dorfmüller, SF Europe et international (92) ; Alexandre Riou, SF aux enjeux européens et internationaux (76) ; Luc de Visme, SF aux transports, membre du CF et conseiller AFE, Danemark (FFE) ; Dr. Moschovia Kaskoura-Schulz, SF éducation, membre du CF, Allemagne (FFE) ; Henry Leperlier, délégué à la communication, membre du CF, conseiller des Français de l'étranger, Irlande (FFE) ; Hélène Le Moing, trésorière, Pays-Bas (FFE) ; Albert Misse, conseiller AFE, Chine (FFE) ; Marie-Pierre Labadie, conseillère AFE Europe du Nord, Suède (FFE) ; Yan Chantrel, conseiller AFE, Canada (FFE) ; Khadija Balbachir-Belcaid, conseillère AFE, Maroc (FFE) ; William Bachelot, animateur fédéral des Jeunes socialistes à l’étranger, Allemagne (FFE) ; Philippe Loiseau secrétaire de section Allemagne du Nord, conseiller des Français de l'étranger (FFE) ; Francisca Castro, secrétaire de section Lisbonne, conseillère des Français de l’étranger, Portugal (FFE) ; Guillaume Desclaux, secrétaire de section Pays-Bas, conseiller des Français de l'étranger (FFE) ; Olivier Spiesser, secrétaire de section Rome, conseiller des Français de l’étranger, Italie (FFE) ; Guy Boulet, conseiller des Français de l'étranger, Maroc (FFE) ; Gaëlle Barré, conseillère des Français de l'étranger, Italie FFE) ; Annie Michel, conseillère des Français de l'étranger, États-Unis (FFE) ; François Roussel, conseiller des Français de l'étranger, Japon (FFE) ; Samy Ahmar, conseiller des Français de l'étranger, Royaume-Uni (FFE) ; Pierre Ory, conseiller des Français de l'étranger, Corée du Sud (FFE) ; Elisabeth Kanoute, conseillère des Français de l’étranger, Mali (FFE) ; Ahmed Figua, conseiller des Français de l'étranger, Arabie Saoudite (Français du Monde) ; Monique Curioni, conseillère des Français de l'étranger, États-Unis (FFE) ; Sylvie Duvernoy, membre du CF, Italie (FFE) ; Anna Maiga, secrétaire de section Bamako, Mali (FFE) ; Sabrina Bouchenafa, secrétaire de section Alger, Algérie (FFE) ; Raphaël Mazoyer, secrétaire de section Tokyo, Japon (FFE) ; Gried Foued, secrétaire de section Annaba, Algérie (FFE) ; Ahmet Kiraz, secrétaire de section Istanbul, Turquie (FFE) ; Sébastien Gricourt, militant (93) ; Jean Suhas, militant, États-Unis (FFE) ; Catherine Smadja, militante, Royaume-Uni (FFE) ; Philippe Garbani, militant, Suisse (FFE) ; Abdelmalik Si Mohamed Belarbi, militant, Arabie Saoudite (FFE) ; Ghislaine Robinson, militante, Belgique (FFE) ; Thomas Fagart, militant (92) ; Maximilien Urbes, militant, Émirats arabes unis (FFE) ; Arthur Moinet, militant (44) ; Theo Chino, militant, États-Unis (FFE) ; Matthieu Hornung, militant, Belgique (FFE) ; Stéphane Goldstein, militant, Royaume-Uni (FFE) ; Fwad Hasnaoui, militant, Algérie (FFE) ; Claude Verhaeghe-Lefranc, militante (95) ; Antoine Ravard, militant (22) ; Antoine Mertzeisen, militant, Belgique (FFE) ; Thibault Marchand, militant, Haïti (FFE) ; Malika Mansouri, citoyenne, chercheure (Paris-Descartes) ; Jean-Philippe Berteau, militant, États-Unis (FFE)

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