Syrie : le Parti socialiste prolonge les appels pour une action humanitaire urgente à Idlib

20 juin 2019

Le Parti socialiste s’associe à l’appel de Brita Hagi Hassan lancé le 14 juin 2019 au président de la République, aux dirigeants européens et aux sociétés civiles, pour agir d’urgence contre l’impunité des crimes de guerre et contre l’humanité qui continuent d’être perpétrés en Syrie dans l’indifférence générale. En grève de la faim, l’ancien maire d’Alep aujourd’hui réfugié en France avait rencontré la direction du Parti socialiste en décembre 2016, et ce dernier était présent lors de la conférence de presse organisée à Paris aujourd’hui pour entendre son message.

Le Parti socialiste partage son exaspération face à une situation catastrophique et insupportable après plus de huit ans de guerre : 500 000 morts et autant de personnes disparues ou détenues, la moitié de la population syrienne sont des personnes déplacées ou réfugiées. Depuis fin avril, la région d’Idlib au nord-ouest, la seule échappant au contrôle du régime dictatorial de Bachar el-Assad et de ses alliés russe et iranien, concentre toutes les offensives, essentiellement aériennes, face aux échecs terrestres. Ce sont donc des bombardements continus et indiscriminés des aviations syrienne et russe qui sont commis contre les hôpitaux, les écoles et toutes les structures civiles qui tentent toujours d’informer le monde et d’aider les populations civiles à survivre.

Le Parti socialiste exprime son indignation face à ces crimes de masse et dénonce la justification qu’ils seraient commis au nom d’une lutte contre le « terrorisme ». La réalité du terrain confirme au contraire que se poursuivent les complicités entre les groupes djihadistes et le régime syrien. Depuis 2011, cette stratégie n’a pour dessein que de justifier la répression pour écraser la révolution démocratique.

Le Parti socialiste rend hommage au courage de la population civile qui continue à exprimer dans la rue, et en dépit des bombardements, leurs requêtes pour la liberté, la dignité et la démocratie ainsi que leur opposition aux groupes armés djihado-terroristes. Dans la région d’Idlib, où se concentrent notamment 500 000 déplacés des précédentes offensives, la catastrophe humanitaire appelle une action urgente. Dans ce contexte d’impuissance du Conseil de sécurité de l’ONU, il revient aux États membres de l’Union européenne d’assumer leur rôle et leurs responsabilités pour une action humanitaire robuste avec les organisations civiles et associatives et au seul profit des populations assiégées.