Taxe carburant : le gouvernement n’a pas compris les raisons de la colère des Français

14 novembre 2018
Le Premier ministre a annoncé, ce matin, qu’il n’était pas question de suspendre les hausses annoncées sur les prix des carburants.
Geste ultime, il accepte de concéder 500 millions là où les Français lui parlent de 55 milliards de prélèvements supplémentaires !
A trois jours des manifestations pour le pouvoir d’achat, le pouvoir démontre qu’il n’a pas pris la mesure de l’exaspération de nos concitoyens.
La surprime de 4000€ est présentée comme la martingale. Mais quel est ce gouvernement qui pense qu’avec 4000€ de prime un ménage non imposable est en mesure de changer de véhicule ?
Qui peut penser qu’augmenter le chèque énergie de 50€ sans y incorporer une composante carburant peut compenser la hausse des prix à la pompe répond à la question posée ?
La question est pourtant simple. C’est celle des mesures qui s’ajoutent les unes aux autres et qui réduisent le pouvoir d’achat de nos concitoyens.
La question c’est celle de la justice quand ce sont toujours les mêmes qui paient et les mêmes qui bénéficient des largesses du président.
Après la suppression de l’ISF et la mise en place de la « flat tax » visant à imposer les plus faibles, la coupe est pleine.
Le Parti socialiste réaffirme donc ses priorités visant à augmenter le montant du chèque énergie, en l’élargissant au paiement du carburant. Parallèlement, il demande au gouvernement d’étendre le crédit d’impôt transition énergétique. Enfin, il réclame sans plus tarder l’organisation des états généraux sur le pouvoir d’achat et le financement de la transition écologique.
Dans cette attente d’une remise à plat, nous demandons le gel des augmentations des taxes sur le carburant prévues en janvier.
Le gouvernement par sa politique injuste réussit à faire deux victimes : le pouvoir d’achat et la transition énergétique qu’il disqualifie à un moment où il faudrait au contraire rassembler les Français sur l’enjeu climatique.