Le Parti socialiste et la proposition de la Commission européenne

Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste

Christophe Clergeau, secrétaire national à l'Europe

L’annonce par Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, d’un plan de relance de l’économie pour conduire la sortie de crise était attendue, elle représente une victoire pour les socialistes européens.

Le Parti socialiste européen, le groupe S&D au Parlement européen, les membres socialistes de la Commission, ont tous joué un rôle crucial pour donner un débouché positif à la proposition qui avait été initialement faite par Pédro Sánchez, puis reprise sous une autre forme par l’Allemagne et la France.

Nous apportons notre soutien à la proposition de la Commission qui devra être confirmée par le Conseil et le Parlement.

Nous voyons cette proposition comme un point de départ pour construire un nouveau projet et de nouvelles politiques européennes au service des citoyens.

Face à une crise sanitaire sans précédent qui précède une crise économique et sociale inédite, il fallait une réaction collective et solidaire à la hauteur de l’enjeu. Face à une situation exceptionnelle, il ne fallait pas de réactions ou de solutions habituelles.

Depuis toujours, la gauche européenne demande un plan tourné vers la santé, la justice sociale, la lutte contre la pauvreté, la transition écologique et digitale, en stimulant une économie au service de l’humain et de l’environnement. Cette démarche reste pour nous indissociable du respect de l’État de droit, de la démocratie et des droits humains, notamment dans l’accueil des migrants.

Ce plan de la Commission européenne est une opportunité dans un moment où la France travaille à son plan de relance, tant au plan national qu’au plan local et régional. Il mérite d’être renforcé et les députés socialistes y veilleront dans l’intérêt des citoyens européens touchés par la crise sanitaire et qui n’ont pas à payer la facture de la crise économique qui s’annonce.

Nous serons vigilants à ce que ce plan ne s’accompagne pas de contraintes mises sur les États pour mener des « réformes structurelles » qui signifieraient le retour aux politiques austéritaires qui ont échoué dans le passé et doivent être abandonnées.

Le Parti socialiste européen a unanimement apporté son soutien à ce plan, marquant ainsi son unité et l’engagement collectif de notre famille politique. La balle est désormais dans le camp des États membres.

Le président Macron et l’ensemble des chefs d’État et de gouvernement doivent surmonter les égoïsmes nationaux pour être au rendez-vous de la solidarité que demandent les citoyens européens qui ont voté, il y a un an tout juste, pour renouveler le Parlement européens alors que l’on disait qu’il choisirait « la Commission de la dernière chance ».

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